Total Warhammer
1er tournoi en cour !! Venez faire votre match Smile
Pour obtenir vos XP, poster vos screen de fin de bataille et n'hésiter pas à défier les autres !!

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    Message par Grolash le Mer 15 Juin - 14:10

    Comme je vais avoir beaucoup de temps à tuer pendant mes vacances, j'ai décidé d'écrire une nouvelle sur Warhammer, peut être d'autres plus tard, pour m'occuper.
    N'hésitez pas à donner votre avis, conseiller ou à vous même vous lancer!
    Veuillez faire des critiques constructives quand même svp.   Razz



    Nouvelle n°1.


    Chapitre 1: une tache de sang sur l'arbre.


    Année 2516 du Calendrier Impérial.
    Principauté de Manoca, quelque part au nord des Principautés Frontalières.
    A quelques kilomètres du village de Pohmai.

    Dhenia, accroupie, regardait la lumière de la lune dans le ciel.
    Elle aimait la lune: c'est une lumière douce.
    La jeune femme avait faim cette nuit.
    Devant elle se dressait les lueurs étouffées des lampes à huile d'une petite bourgade, d’apparence inoffensive.
    Mais ce qui attira son attention se trouvait plus au nord-est: une ferme seule, et tout autour de l'entrée, des torches, des hommes d'armes.
    Peut-être fus-ce sa conscience, ou de la curiosité qui la titilla, mais elle voulait savoir ce qu'il se passait.
    Elle se releva et avança d'un pas déterminé et rapide dans la direction de la bâtisse. 

    ...

    Les soldats traînèrent dans la boue un homme, la quarantaine, cheveux poivre et sel, qui criait "Je n'ai rien de plus! Pitié, laissez ma famille!"
    Celui qui semblait commander cette escouade de gendarmes crapuleux lui répondit d'un coup de botte et ajouta: "250 kilos! Pas 150! Ou bien alors..."
    Un arbalétrier pointa son arme sur la femme du fermier.
    "Rien! Je n'ai rien de plus, ce n'est pas la peine!!!"
    L'arbalétrier fit alors feu, son carreau se fichant entre les côtes de la femme.
    Une adolescente sorti alors en courant de la fermette et se jeta aux côté de sa mère.
    "NON!!!"
    Un soldat balança un violent coup dans sa tête qui assomma la jeune fille sur le coup.

    L'un d'entre eux aperçu alors la silhouette de Dhenia qui s'approchait d'eux.
    "Qui va là!?!" lança-t-il.
    La troupe de soldats se tourna vers elle.
    Un instant plus tard, le cadavre du premier soldat touchait le sol.
    Dans un ouragan de fureur, la Vampire les tua tous.
    Le chef n'avait même pas encore fini de dégainer son arme que tous ses hommes étaient morts.
    Et devant ce spectacle de ses soldats étripés à main nues malgré leur uniforme de cuir, il préféra prendre ses jambes à son cou.

    Dhenia regarda les villageois.
    La femme était déjà morte.
    L'homme était blessé au dos et perdait beaucoup de sang, sans aide il n'en avait plus pour longtemps; il était déjà inconscient.
    Mais Dhenia n'était pas là pour sauver des gens. Elle n'était pas une héroïne.
    Pourtant constatant que la jeune fille allait survivre et être seule, sans personne pour l'aider, elle fut prise de compassion.
    Peut-être... peut-être quelle pourrait lui donner une seconde chance.

    ...


    Lana avait mal au crâne. Ses pensée étaient floues.
    Puis soudain elle se souvint de la nuit passée.
    Elle ouvrit les yeux et se redressa. Tout autour d'elle, il n'y avait que des cadavres, baignant dans la lueur d'un crépuscule.
    Ses parents aussi étaient morts. Des larmes coulèrent sur ses joues.
    Apparemment, contrairement à ce qu'elle croyait, plusieurs jours avaient passés depuis que sa vie avait basculée.
    Malgré tout, elle se leva, empreinte d'une détermination nouvelle.
    Elle prit dans la maison ses affaires, les mit dans un sac, sorti de ce qui avait été "chez elle" et prit la direction du nord.


    Dernière édition par Grolash le Lun 12 Déc - 19:17, édité 2 fois

    Re: Nouvelles

    Message par Captain_European le Mer 15 Juin - 16:06

    Encore !
    *clap clap* bounce

    Re: Nouvelles

    Message par Grolash le Mer 15 Juin - 18:25

    Merci ça fait plaiz!
    Mais oui t'inquiète ça continue. bounce


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    Syrion
    Squelette

    Re: Nouvelles

    Message par Syrion le Mer 15 Juin - 18:58

    Franchement c'est pas mal !! On a envie de connaitre la suite Smile

    Re: Nouvelles

    Message par Grolash le Mer 15 Juin - 19:20

    C est la première fois que j'écris sérieusement une longue histoire.


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    Gorkin
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    Re: Nouvelles

    Message par Gorkin le Jeu 16 Juin - 13:59

    Très sympa Smile la suite ! bounce

    Re: Nouvelles

    Message par Grolash le Jeu 16 Juin - 14:30

    Chapitre 2: nouvelle vie, nouvelles contraintes.




    Alentours du bourg de Shépa, 2 jours plus tard.


    Lana courait le plus vite possible dans le petit bois. Jamais elle n'avait couru si vite, aussi loin que remontaient ses souvenirs, et ce sans jamais fatiguer.
    Derrière elle, elle entendait les sabots de la milice: voici plusieurs heures qu'ils l'avaient trouvée.
    Ce quelle ressentait n'était pas vraiment de la peur -elle n'avait plus peur maintenant, sans qu'elle ne sache pourquoi- mais un mélange d'angoisse et de détermination: elle devait survivre, à tout prix.

    Elle vit un talus semi-éboulé et se cacha derrière.
    La jeune fille attendit un moment, les bruits de sabots n'étaient plus là... mais alors, elle entendis le hurlement des chiens de chasse lancés à ses trousses.
    Elle dégluti péniblement, et se remit à courir.
    Enfin, elle atteignit le bord de la foret: elle était en terrain découvert maintenant.
    Son instinct la poussa vers les maisons. Là, pensa-t-elle, les miliciens n'oseraient pas tirer à vue.
    Elle couru à travers champs mais à cette heure si, cependant, les rues terreuses de la petite bourgade étaient désertes, ou presque.
    Sur une devanture, un vieillard prenait l'air et un peu plus loin, une jeune femme rentrait son linge, le panier sous le bras.
    A peine avait-t-elle atteint le village qu'un carreau la manqua d'un bon mètre pour se planter dans une façade. "Zut! Ils tirent, les salopards."
    Lana fut de nouveau guidée par son instinct: elle prit prit la première ruelle à droite et passa par la première fenêtre qu'elle vit.

    L'intérieur sombre de la maison était seulement éclairé par deux fenêtres, les autres ayant leurs volets rabattus.
    Une jeune femme précédemment occupée sur un tricot la regardait, d'un air effaré. L'homme de maison lui, semblait dormir après une journée au champ.
    Il se passa alors quelque chose que Lana n'avait jamais vécue encore: elle fut prise d'une faim sans limite. Mais pas de nourriture normale...
    Ses yeux virèrent au rouge et sans réfléchir, elle se précipita sur la jeune femme et enfonça ses canines dans sa jugulaire.
    Après plusieurs dizaines de secondes, ses yeux retrouvèrent leur couleur marron habituelle et elle se rendit enfin compte, avec effroi, de ce qu'elle avait fait.
    Elle tourna la tête vers un miroir adossé contre un mur et se regarda.
    Ses longs cheveux noir ébène étaient pleins de terre et sa robe, dont la partie inférieure n'était plus qu'un vague souvenir jusqu'au dessus des genoux, pleine de lacérations et de taches rouges s'écoulant de plaies qui ne lui faisaient pas mal et se refermaient lentement sous ses yeux.
    Du sang s'écoulait lentement de sa bouche sur son menton et son cou et imbibait le col de sa robe, rougissant ses minces lèvres d'un maquillage macabre, et remontait jusqu'à son nez fin.
    Pour la première fois depuis plusieurs jours, la peur se lit dans ses yeux marrons écarquillés et ses fins sourcils relevés: elle n'était plus humaine.
    Cette constatation lui fit un choc.

    Elle se regarda plusieurs minutes, sans bouger, malgré les bruits de la milice qui fouillait les maisons.
    Lana ne sorti de sa contemplation que lorsque la porte s'ouvrit sur un milicien qui s'empressa de signaler sa présence. "Elle est ici! Je l'ai trouvée!!!"
    Des dizaines de bruits de bottes vinrent vers elle et elle fuit. Encore.
    Elle sorti de la maison et changea d'avis: elle en avait assez.
    Elle se plaqua contre le mur.
    Laissa deux soldat sortir avant de briser les côtes du troisième dans un bruit dégoûtant d'un violent coup de pied au passage.
    Elle se jeta sur le suivant, lui brisa la nuque. Puis sur le suivant et elle lui infligea des griffes profondes au visage, le tuant sur le coup. Et à nouveau elle passa au suivant, et au suivant...

    Ainsi donc, après ce combat d'un instant, elle eût un autre choc: elle avait tué. Beaucoup.
    Elle devait partir, loin. Et à l'avenir, se montrer plus prudente.


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    Re: Nouvelles

    Message par Captain_European le Ven 17 Juin - 8:51

    Je prends toujours du plaisir à te lire Wink
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    Gorkin
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    Re: Nouvelles

    Message par Gorkin le Ven 17 Juin - 10:55

    Ouai pareil Smile

    Re: Nouvelles

    Message par Grolash le Ven 17 Juin - 11:01

    Oh cé gentil lé coupain! :3 :3 :3


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    Thanhakk
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    Re: Nouvelles

    Message par Thanhakk le Ven 17 Juin - 11:50

    Vraiment super! Very Happy


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    PS : Les Skavens n'existent pas.

    Re: Nouvelles

    Message par Grolash le Ven 17 Juin - 12:20

    Chapitre 3: nouvelle vie, nouvelle chance.




    Sud de l'Empire, Averland, 2 semaines plus tard.


    Voila 2 semaines que Lana errait sans autre but que survivre, perdue, bouleversée.
    Le chemin terreux qu'elle arpentait la mena vers une ville de taille non négligeable.

    Elle continua sa marche jusqu'aux portes de la ville, curieuse.
    Elle n'avait jamais mis les pieds dans une ville.
    C'est le regard pétillant qu'elle arriva devant la porte sud.
    ''Grenzstad'', indiquait l'écriteau.
    La sortant de sa rêverie, un garde balança, comme une routine: 
    ''-Qu'est ce que tu viens faire ici ma jolie?
    -Je voyage.
    -Et où emmènes-tu ce joli minois?
    -Sais pas.
    -T'es seule?
    -Oui.''
    Le garde, qui n'était plus à un voyageur égaré près, la laissa quand même entrer, roulant les yeux vers le ciel, puis se retournant sur son passage d'une façon indigne d'un gentilhomme...

    Lana, totalement inconsciente de ceci, entra dans la ville, le regard plus curieux encore que celui du garde.
    Dans l'air flottaient des odeurs qu'elle n'avait encore jamais senties, loin du potager trempé et du fumier: des épices de Cathay, de la bière Naine, des tapis parfumés d'Arabie étaient exposés sur le marché, où des femmes recherchaient de quoi agrémenter le repas du soir.

    Après un bon quart d'heure d'errance, Lana fut apostrophée par une jeune dame sous une ombrelle, d'apparence riche, bien plus que la plupart des femmes de la ville, très jolie, partageant avec la jeune fille une certaine pâleur de teint et enveloppée d'une aura sombre que Lana n'avait encore vue chez personne...
    ''-Tu es perdue, mademoiselle?
    -Euh. Bhé...
    La dame lui adressa un sourire compréhensif.
    -Tu as de la famile?
    Lana détourna le regard pour cacher en vain sa tristesse.
    -Ce n'est pas grave, viens avec moi.'', dit la femme avec un regard espiègle...


    Dernière édition par Grolash le Ven 17 Juin - 12:24, édité 2 fois


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    Re: Nouvelles

    Message par Grolash le Ven 17 Juin - 12:22

    Oui c'est normal que ce soit plus court, c'est voulu.
    Et oui je suis cruel de couper à ce moment la je sais.  Razz


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    Re: Nouvelles

    Message par Grolash le Sam 18 Juin - 15:39

    Chapitre 4: une fin, un nouveau début.






    La femme avait emmené Lana chez elle.
    Elles avaient discuté le long du trajet.
    La femme se nommait Evalyn von Dirch. C'était une riche noble, vivant seule avec ses domestiques dans un manoir bords de la ville.

    Arrivées au manoir, Evalyn installa Lana, ravie, dans un fauteuil.
    Elle s'assit aussi, et, d'un air grave, engagea la conversation:
    "-Tu n'est pas comme les autres, Lana. Tu le sais n'est-ce pas?"
    Lana prononça un "Oui." peu sur d'elle.
    "-Je peux t'aider. Je sais ce que tu es. Je connais ta valeur. Tu es une Vampire, Lana."
    Elle laissa à la jeune fille le temps de digérer l'information.
    "-Aussi, je peux t'aider car je suis moi-même une Vampire."
    Une nouvelle fois, elle marqua une pause. Lana, les yeux écarquillés de surprise, l'écouta continuer.
    "La Sororité peut t'aider. Sers Neferata, la reine légitime des Vampires et première d'entre nous, et tu seras riche, jeune et belle pour l'éternité.
    A nos côtés, tu pourras régner un jour prochain sur les mortels! 
    Qu'en dis-tu, Lana."
    Celle ci, qui n'arrivait pas à digérer le flot d'information et de proposition bafouilla un:
    "-O...Ou...Oui. Je... Je suppose que c'est pour le mieux."
    Evalyn sourit:
    "-Je savais que tu serais raisonnable. Bientôt, tu seras présentée à la Sororité. Mais ne t'inquiète pas, je sais que tu as ce qu'il faut, et profite: tu es ici comme chez toi désormais!
    Je vais t'apprendre à te comporter comme une vraie Dame et t'aider à explorer tes nouveaux pouvoirs... Tu es désormais une Lahmiane!", dit-elle de son air espiègle si charmant.


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    Re: Nouvelles

    Message par Grolash le Sam 18 Juin - 15:45

    Épilogue






    Lana entra au sein de la Sororité Lahmiane.
    Ses charmes naturels et ses talents supérieurs à toute fille de bonne famille lui attribuèrent un place prépondérante.
    Les bonnes manières lui furent enseignées, et elle devint nonce.
    Elle fut chargée de la tenue d'un palais au Wissenland et eu la charge d'une grande fortune.
    Elle pouvait enfin vivre heureuse.
    Aussi, elle prit elle-même une jeune Vampire sous son aile, qui devint assez importante.


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    Re: Nouvelles

    Message par Syrion le Sam 18 Juin - 16:05

    C'est déjà fini... Sad

    Re: Nouvelles

    Message par Captain_European le Sam 18 Juin - 23:47

    C'est court mais c'est le but d'une nouvelle. 
    Ça manque peut être d'équilibre car la chute est un peu rapide et expeditive mais je trouve ça très bien écrit et on rentre bien dans l'histoire.

    Re: Nouvelles

    Message par Grolash le Dim 19 Juin - 11:37

    Le fait est qu'y a pas 36000 fins pour un Vampire, et je voulais pas de bad end ^^


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    Début du concours de Noël de Frewind

    Message par Grolash le Lun 12 Déc - 19:23

    Ce post marque le début du concours de Noël de Frewind ( https://www.youtube.com/watch?v=vDEXQ-chxOc)
    Bonne chance a tous les participants.  Very Happy
    La joie, la bonne humeur, le respect de la charte, bla, bla, bla...   Exclamation Suspect Exclamation
    -La Modération.   Cool  Wink


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    Re: Nouvelles

    Message par Alvaro le Ven 23 Déc - 18:38

    Voilà ma petite fiction pour le concours de Frewind !
    Elle s'inscrit dans l'histoire que j'ai choisis pour mon perso du forum : Aardan le dragon de sang !
    J'espère que ça vous plairas. Very Happy
    Sur ce, bonne lecture ! Wink


    Les ténèbres l'environnait. Oh pas les ténèbres que tout le monde craignais, celles pleines de malveillance où ce cachent les créatures de la nuit, mais celles d'une absence totale de lumière ou de toute chose.
    Le néant.
    Il se demanda un moment si il n'était pas mort.
    Il n'arrivais pas à se rappeler de qui il était, son nom, ce qu'il faisais avant cela.
    Bizarrement cela ne l'effraya pas.
    C'est alors qu'une lueur apparus devant lui, naturellement il alla vers elle.

    ------

    Il ouvris les yeux sur un spectacle infernale.
    La fumée était présente partout, elle montait des battisses en flammes en immenses colonnes qui obscurcissaient le soleil levant, jetant un voile rouge sombre sur une scène de carnage abominable.
    On avais l'impression de se trouver en enfer, des hurlements de terreur et de douleurs s'élevaient de toute part tandis que des braiments, des grognements et hurlement bestiaux résonnaient parmi les ruines.

    Depuis la petite fenêtre du grenier dans lequel il se trouvais il pouvais voir toute la scène dans son horreur. Des centaines de personnes paniquées courraient dans les rues pour se mettre à l’abri des monstres qui se jetaient sur eux.
    Des être grands et musculeux, couverts de poils, exhibant de grandes cornes torsadées et armés d'armes primitives mais néanmoins redoutables.
    Ils se jetaient sur les pauvres gens dans une frénésie sanguinaire que même les pires des psychopathes ne pouvaient concevoir.
    Ils abattaient les édifices dressés, souillaient les lieux de culte, détruisant toute forme de civilisation qu'ils croisaient.

    Il ne savais pas où étaient ses parents, il les avais perdus dans le chaos qui avais suivis l'attaque des créatures.
    Il entendis alors un hurlement tout proche.

    De ses petites jambes il accourus vers la trappe qu'il ouvris pour voir un groupe d'hommes en arme s'engouffrer dans la maison par la porte qu'ils venaient d'ouvrir à la volée.
    Il s’agissait de chevaliers, entourant ce qui semblais être le seigneur Pendrag.

    Le seigneur gouvernais ces terres depuis plus d'une décennie et ses nombreux exploits faisaient l'objet de l'admiration de tous.

    Il ne l'avais vus que peu de fois et cela ne l'avais jamais vraiment impressionné.
    Les chevaliers, leurs faits d'armes et leurs code d'honneur ne l'intéressaient pas.
    Le combat et l’obéissance de n'était pas vraiment son truc.
    Il était plutôt curieux, du genre à explorer, à aller découvrir par lui-même les mystères qui se cachaient dans les coins inconnus. Il avais toujours voulus devenir explorateur, aller par-delà les mers pour explorer de nouvelles terres et découvrir les secrets qu'elles renferment depuis des temps immémoriaux.

    Ses pensées se détournèrent de son esprit quand des grognements animaux retentirent tout près. Beaucoup trop près.
    Dans un grand fracas les vitres du rez de chaussé furent prisées quand ces monstres passèrent à travers elles tête la première.
    Se relevant rapidement ils se jetèrent sur les chevaliers ayant formé un mur protecteur devant leur seigneur.

    Avec un aire horrifié il contempla le combat qui s’ensuivit.
    Les créatures martelaient avec haine les boucliers des guerriers mais ceux-ci refusaient de plier devant l'assaut. Les abattant au fur et à mesure qu'ils venaient.
    Mais plus ils en tuaient et plus il en venais, attirés par le combat.
    Finalement après de longues minutes de combat la horde recula.
    Alors une silhouette se détacha des monstres et s'avança seule à découvert.
    Celui là était vraiment immense, une bête couverte d'une armure noire gravée de runes maléfiques et armée d'une immense lance barbelée.
    Ces cornes étaient les plus grandes de toute la horde, s'enroulant en de complexes formes de toute évidence surnaturelles pour se terminer par deux pointes acérées capables d'éventrer une armure comme on rompt le pain.

    Le seigneur des bêtes pointa sa lance en direction du seigneur bretonnien avant de lancer ce qui ressemblais à un défis dans sa langue maléfique.
    Ne pouvant refuser un défis, même si celui-ci était à son désavantage, Pendrag s’avança d'un air défiant, levant son épée face à lui.

    Pendant de longues secondes les deux chefs se tournèrent autour, observant l'ennemi et analysant ses forces et ses faiblesses, comme des loups se disputant un territoire. Chose pas si éloignée de la vérité se dit-t-il.

    Finalement dans un rugissement animal le seigneur bestial fonça, la lance en avant avec la ferme intention d'embrocher son adversaire.
    Celui-ci esquiva facilement en se décalant sur le coté mais l'homme bête avais prévus cela et planta ses puissants sabots dans le sol pour profiter du mouvement pour créer une rotation dans le but de faucher les jambes de l'humain.

    Parant l'attaque, Pendrag attrapa alors la lance pour tenter de tirer à lui le monstre.
    Mais il ne s’attendait pas à ce que celui-ci, à l'inverse de résister, se jette en avant pour venir le percuter de ses cornes.

    Roulant au sol ils empoignèrent chacun les armes de l'autre pour tenter de le désarmer.
    Pendant un long moment il restèrent collés l'un à l'autre, le visage à quelques centimètres de l'autre et serrant les dents pour tenter de faire lâcher prise à l'autre.
    Alors avançant la tête le seigneur des bêtes ouvris grand la bouche tenter de le mordre au visage mais il reçu un coup de tête en pleines dents ce qui eu pour effet de le faire beugler de douleur et lâcher prise.

    L'homme tenta alors de lui enfoncer son épée dans le torse mais il se jeta en arrière, prenant tout de même une longue plaie le long du torse. Il releva alors brutalement sa lance sur la main de son ennemi, lui tranchant plusieurs doigts.
    Dans un cris de douleur le seigneur Pendrag lâcha son épée que l'homme bête s'empressa d'expédier au loin d'un coup de sabot. Celle-ci atterri juste en dessous de la maison d'où il les observais.

    Se retrouvant sans armes le bretonnien ne se démonta pas et adopta une position de lutteur, prêt à dévier le montre coup. Coup qui vins sous la forme d'une imposante lame qui tenta de l’éviscérer.
    Il le para sans problème et réussi à anticiper le coup de retour mais ne vis pas venir le coup de hampe en plein visage suivis d'un puissant coup de sabot qui l'envoya s'étaler dans la boue plusieurs mètres derrière.

    Le seigneur humain réussi tant bien que mal à se relever en se tenant le torse, de toute évidence le coup de sabot lui avais brisé plusieurs côtes.
    Par chance il se trouvais entre le seigneur des bêtes et son épée. Il recula alors prudemment sans le quitter des yeux, mais le monstre ne souhaitais visiblement pas le laisser récupérer son arme puisqu'il chargea de nouveau vers lui avant d'enchainer de puissants moulinets avec son arme.
    Incapable de prévoir le prochain coup de son adversaire Pendrag recula mais se retrouva adossé au mur de la maison. Surpris il n’eut pas le temps de dévier le coup qui vint lui transpercer le torse et le clouer au mur de bois.

    Il émis hoquet de douleur en ouvrant grand les yeux de surprise tandis qu'il agrippais la hampe de la lance dans un vain espoir de la retirer de son corps.
    Le monstre afficha un sourire bestiale à l'idée qu'il allais pouvoir s'offrir un trophée de plus avec sa tête.

    Alors, sans qu'il sache vraiment pourquoi, depuis le grenier d'où il avais observé se duel à mort, il se sentit envahi par en sentiment qu'il n’avais jamais éprouvé. Ce sentiment indéfinissable n'était pas de la haine, ni de la peur ou un sentiment d'injustice, mais un peu des trois.
    C'est alors qu'il sus mettre un mot sur se sentiment, sentiment qui était plutôt affilié à un concept : le devoir.
    Il contempla la ville en proie aux flammes et les pauvres âmes en train de se faire massacrer dans la plus grande des horreurs et se dit qu'il ne pouvais pas laisser faire cela, il ne DEVAIS pas laisser faire cela !

    Alors comme dans un état second il monta sur le rebord de la fenêtre, et il sauta.

    Il eu l'impression de tomber pendant des heures, le temps ralentissant devant cet événement comme si les dieux avaient mis cet instant au ralenti afin de pouvoir mieux l'observer.
    Finalement il atterrit à pieds joints à l'endroit précis qu'il avais visé en sautant : la lance du monstre.

    Celle-ci se brisa comme du petit bois sous ses pieds et le seigneur des monstres, complétement pris au dépourvus n’eut pas le temps de réagir.
    Il se jeta alors sur l'épée qu'il souleva difficilement de ses petits bras pour l'abattre sur le bras monstrueux qui tentais de se saisir de lui et le trancha nette.

    Dans un hurlement le monstre asséna un puissant revers de sa seul main valide qui le frappa au visage pour l'expédier au mur juste à coté du seigneur, toujours cloué a mur.
    Mais il lui restais suffisamment de forces, et dans un rugissement il arracha la lance de son torse et la plongea dans celui du monstre.
    Le monstre porta un regard surpris au seigneur, ayant apparemment sous-estimé cette race qu'il jugeai faible.

    Mais il en fallait plus pour vaincre un seigneur des bêtes. Dans un rugissement il baissa la tête dans le but d'asséner un coup de corne pour achever son adversaire.
    Le seigneur humain réussi malgré la douleur à rassembler suffisamment de forces pour empoigner les cornes de son ennemi.

    Alors dans un dernier rugissement il cria de ses dernières forces : VAS-Y PETIT !!!

    Le monstre tourna la tête pour voir l'être qui allais le tuer : un gamin, un petit enfant de moins d'une dizaine d'hivers mais dont le feu du guerrier brulais déjà dans les yeux.
    Un gamin tenant à bout de bras une immense épée qu'il abattit dans un cris rageur.
    L'épée sectionna proprement la tête de l'homme bête qui tomba dans la boue dans un bruit mat, mettant fin à sa terrible existence.

    Un silence de mort s'abattit alors sur la place. Les hommes bêtes, complétements pris au dépourvus par la mort de leur chef restèrent tétanisés, ne sachant plus que faire.
    C'est à se moment là que tous perçurent un bruit. Le bruit de centaines de sabots martelant le sol, accompagné de celui de centaines d'armes et d'armures s'entrechoquant dans un bruit métallique.
    Le bruit des chevaliers venus venger leurs morts.

    Des dizaines de cavaliers surgirent dans la place au triple galop tels une vague de fureur et d'acier pour venir balayer en quelques instants les monstres qui avaient eu l'audace de s'attaquer à leur patrie.

    La mort prématurée de leur chef et cette attaque aussi soudaine que dévastatrice fut de trop pour ces monstres qui se dispersèrent en poussant des braiments de peur.
    Tandis que les chevaliers donnaient la chasse aux monstre le seigneur, assis dos au mur dans une mare de sang qui s’élargissait lui fit signe de s'approcher.
    Il retira de son cous un magnifique médaillon gravé d'un dragon.
    Il afficha un sourire amusé avant de lancer d'une voie ironique :

    -Héhé, qui aurais crus que je serais sauvé par un petit garçon du grand monstre que je suis sensé combattre ? Cela prouve bien que l'âme de la bretonnie ne se trouve pas que chez les chevaliers. Je n'ai jamais put avoir d'enfants, et aucun de mes parents proche ou lointain n'a jamais semblé digne de me succéder. Il aura fallu que je sois aux portes du royaume de Morr pour me trouver un digne héritier.

    Il lui tendis le médaillon.

    -Prend ceci petit, puisse ce médaillon te transmettre le courage et l'honneur de mes ancêtres.

    Il le pris dans ces petites mains et le fixa, ne sachant que faire.
    Pris d'une violente quinte de toux le seigneur se secoua violemment. Finalement il repris sa tranquillité, ses forces le quittant de plus en plus vite.

    -Maintenant donne moi mon épée, mon fils. Un guerrier ne doit pas passer dans l'autre monde sans son arme dans les mains.

    Il la lui donna d'un main tremblante. Maintenant que l'adrénaline était retombée le choc revenais et des larmes commencèrent à couler le long de ces joues.
    Le chevalier afficha un regard compatissant, le regard d'un père envers son enfant.

    -Allez, tu peut pleurer mon enfant, car tu n'en aura bientôt plus l'occasion. Vois-tu c'est ce qui fait notre force, à nous les humains. Les monstres, eux, ne savent pas pleurer. Ne l'oublie jamais.

    Alors dans un dernier souffle la vie s'échappa de son corps pour gagner l'autre monde.
    Il entendis des pas se rapprocher de lui et se tourna nerveusement vers eux.
    Un homme, grand à l'aire noble et portant les armoiries du duché de bastogne s'agenouilla devant le corps du défunt seigneur. Il semblais avoir assisté à toute la scène car il ne sembla pas surpris par la présence du médaillon seigneurial dans ces mains.
    Avec un aire triste mais néanmoins fier il prononça des paroles sensées l'aider à passer dans l'autre monde avant de finir avec un air serein.

    -Repose toi mon ami, tu l'a bien mérité.

    Il se tourna alors vers lui et il lui posa sa main sur l'épaule tout en lui parlant d'une voie douce.

    -Tout vas bien, c'est finit mon garçon.

    Se laissant aller il se mit à pleurer comme le font les enfants, ne se retenant pas car il savais qu'il n'y avais aucune honte à le faire en pareil circonstances.
    Finalement quand ces larmes se furent taries il les essuya et le chevalier se releva.

    -Tu a été fort, je comprend pourquoi il t'a choisis et je respecte son choix.
    Je m'appelle Gilles. Et toi, quel et ton nom ?

    -A ... Aardan.


    ------


    Il ouvris brusquement les yeux pour voir une parois de bois. Momentanément désorienté il la poussa pour ouvrir le cercueil dans lequel il était allongé.
    Il s’assit sur son rebord et se pris la tête dans les mains.
    Les images qu'il avais vus étaient encore clairement imprimées dans son esprit. Des images d'un lointain passé presque oublié.
    Étai-ce un rêve ? Un mort-vivant peut-il rêver ?
    Il se leva et se dirigea vers les escaliers qu'il monta lentement, toujours absorbé par ses pensées.
    C'est alors qu'il repensa aux dernier moments de la scène dont il avais été témoins et qu'une voie retentit de nouveau dans sa tête : "Les monstres, eux, ne savent pas pleurer. Ne l'oublie jamais."

    Cette phrase le troubla plus qu'il ne l'aurai pensé. Depuis combien de temps n'avais-il plus pleuré ?
    En était-il seulement encore capable ?
    Il déboucha finalement sur un balcon en hauteur, là de grandes étendues de forêts et de plaines s'affichaient devant lui.
    Le soleil se couchais et ses raillons orangés teintaient le paysage d'une ambiance mystérieuse.

    Il se posa alors une question : était-il un monstre parce-qu'il n'était plus tout à fait humain, ou parce que le concept même de pleurer lui était devenu étranger ? Le fait qu'il ne connaissais pas la réponse l'inquiétais bien plus que n'importe quel monstre ou armée.
    Le dernier des rayons du soleil finit par disparaitre, il tourna les talons, refermant la porte du balcon derrière lui il s'enfonça de nouveau dans les ténèbres.

    Re: Nouvelles

    Message par Grolash le Sam 24 Déc - 17:03

    A mon tour! :3
    Comme Alvaro, j'ai choisi de narrer les événements du passé du personnage que j'ai créé pour le RP du forum: Rametep le Nécrarque.
    Petite précision: les Nécrarques ont une vision du monde assez détachée et, de fait, ont une perception du temps parfois inexistante lorsqu'ils se lancent dans un projet ou une étude.
    Enjoy!  Very Happy


    Le début d'un nouvel âge.

    Tout était perdu. Les forces coalisées avaient pris la Porte Ouest. La ville était occupée depuis plusieurs heures déjà. 
    Tel était le spectacle qui se dévoilait depuis le promontoire: la marée humaine s'engouffrait pourtant encore entre les murailles hautes des plusieurs centaines de mètres dans la cité taillée dans la montagne. 

    "-Traîtres de rats!!!", hurla Melkhior.
    Cela ne faisait aucun doute: l'arme incrustée de Malpierre d'Alcadizaar lui avait été donnée par ces vermines.

    "-Ne gassspille pas ton énergie, Melkhior: la route sera longue... et on peut plus rien y faire désormais. Il va nous falloir faire sans le Maître, c'est ain...
    -Nous n'avons plus besoin de lui. Notre heure viendra; par deux fois son orgueil l'a conduit à sa perte. Nous ne ferons pas la même erreur. L'avenir est à NOUS, Rametep!", le coupa W'soran.

    ...

    Le Nécrarque regarda un moment la couverture de sa copie du Livre de la Mort. 8 mois avaient passé depuis la chute du Pic Dolent et Melkhior se montrait avide du savoir contenu dans le livre de Nagash de son Maître. 
    Rametep avait donc jugé bon de ne pas lui faire part du fait qu'il avait lui aussi conservé un ouvrage tel que celui-là.


    Après avoir regardé une dernière fois la sinistre silhouette de la Tour de W'soran, il s'enfonça dans le Bois Mort.
     
    À force de recherches sur son livre, une nuit, une révélation c'était imposée a lui: ils ne parviendraient jamais à surpasser le Seigneur de la Non-Vie, leur maître... ancien maître, Nagash. C'était parfaitement clair, car ils ne faisaient que l'imiter. Jamais W'soran ni Melkhior n'avaient tenté de poursuivre leur propre voie. C'est ce que le Grand Nécromancien avait pourtant fait: il avait tout inventé en Nécromancie. Tout depuis le début. Il n'y avait non plus aucune raison qu'il soit particulier. Il avait été humain, après tout.

    Rametep était donc parti, laissant son professeur à ses divagations. Il savait qu'il pouvait le faire. Surpasser Nagash. Mais il avait un opposant de taille dans cette entreprise: lui-même. Car, en tant que Vampire, il était définitivement une copie du Premier Nécromant. Il savait donc que la première chose à faire, avant même d'envisager quelque grandeur glorieuse, était de transcender son état.



    ...

    Après 4 autres longs mois de sillon sanglant sur la terre qui appartiendra plus tard - 1150 ans plus tard, très exactement - à l'Empire sigmarite, Rametep s'installa au lointain est de la future Tilée, dans un bois. Il fit construire par ses nouveaux serviteurs trépassés une tour avec un toit pyramidal à son sommet. 
    De là il pourrait dominer la plaque tournante entre le Vieux Monde et Nehekhara. 
    La tour avait cependant attiré l'attention de Ghaarhk le Héraut de l'Impermanance, un chef homme-bête particulièrement hargneux et voué a Tzeentch. Il avait vu l'influence de son maître sombre décroître à mesure que la non-vie s'emparait des lieux et cela ne lui plaisait guère...

    La harde encerclait la tour. Le Nécrarque le sentait. Ils pensaient le prendre par surprise mais l'inverse allait survenir.
    À l'orée de la clairière artificielle, le brâme du shaman résonna, lançant le signal de la charge.
    La terre trembla, alors que les sabots des gors heurtaient le sol dénudé. L'air exudait la haine et les brutes, l'écume aux lèvres, étaient en pleine rage bestiale. 
    Alors une chape violette je déversa du sommet caché de la tour et se répendit sur le sol stérile.
    Des spectres sortirent du sol, happant les bêtes au passage et un bataillon squelettique sorti de la même position que venaient de quitter les Hommes-bêtes pour les encercler à leur tour, en une étreinte mortelle.
    L'air se chargea de sang. Ses congénères se faisant massacrer, le shaman tenta d'ouvrir un portail vers les Royaumes du Chaos mais sa tête explosa alors, la quantité de Dhar véritable, dépassant de bien loin ce qu'il pouvait contrôler, retournée contre lui par le Vampire qui n'eu même pas besoin de sortir de sa tour en cette nuit de pleine lune...
    Bientôt, les têtes empalées des Gors furent dressées comme exemple, pour que les têtes décapitées, auxquelles une infâme magie permettait encore de hurler un trépas irréversible, signalent à tous le territoire de Rametep le Nécrarque. 

    ...

    Le Vampire observait le ciel comme il avait pris l'habitude de le faire de temps en temps ces dernières années... ces dernières décennies... ces derniers siècles? 
    Le Nécrarque avait depuis longtemps perdu la notion du temps qui passe.
    Il n'aurait su dire si son dernier repas remontait à quelques heures où quelques mois.
    Il avait prévu suffisamment de serviteurs pour ne jamais être dérangé. 
    Mais en ce jour il fut brutalement ramené à la réalité: elle lui avait fait comprendre à quel point le temps avait passé.
    Elle était là, dans le ciel. Encore invisible à l'oeil nu mais bien claire dans sa lunette. La comète à deux queues.
    Il connaissait la signification de ce présage: un être allait naître qui allait changer la face du monde.
    Il estima que la comète serait visible d'ici une dizaines d'années.
    Alors il sût: il y avait un lien avec la sombre puissance au sud. Nagash allait revenir à la "vie" et cet être était son opportunité de ne pas redevenir esclave du Seigneur Suprême de la Non-vie.
    Nagash devait être vaincu et pour cela, il devait lui opposer cet élu.

    ...

    Rametep scrutait les Vents de Magie depuis un mois dans l'espoir de trouver l'élu mais vint alors un pavé dans la marre magique. Une vague que seuls les Nécromanciens les plus sensibles purent sentir ondula du sud: elle annonçait Son réveil. Il était faible, mais il était bien là et réclamait vengeance. 

    Le Nécrarque prit la route du nord. Il devait mettre de la distance entre lui et son ancien maître. 
    Il s'installa dans les Montagnes Grises, seul, et il attendit. Il entra dans état d'hibernation tout en restant attentif à la magie, au fin fond d'une grotte.


    ...

    Dix ans passèrent ainsi jusqu'à ce qu'il le détecte enfin. Dans une tribu boueuse de barbares humains pouilleux, une cascade de lumière déferla sur un nouveau né. Pas une lumière visible mais le Vent de Hysh. 
    Mais lorsque Rametep s'éveilla, il fut forcé de constater qu'il ne dormait pas seul. Un dragon gris comme la roche avait fait sa tanière ici. La puissance impie d'un vampire est telle que même un majestueux dragon ne peux pas éternellement survivre à sa morsure. Lorsque la bête, à moitié exangue, réalisa ce qu'il s'était passé durant son sommeil, cependant, elle n'était pas prête à s'avouer vaincue...

    Le Nécrarque heurta le sol alors que l'un des pans de l'entrée de la grotte retombait en fragments autour de lui.
    Le dragon fonçant sur lui, Rametep n'eut que le temps de lancer le sortilège du Regard de Nagash avant de se jeter sur le côté.
    La créature encaissa dans sa patte gauche et manqua de s'écraser sur le sol avant de finalement se redresser pour lancer une volée de flammes que le Vampire, renforcé, étouffa sans peine grâce à Aqshy pour aussitôt commencer à drainer la force vitale de son adversaire.
    Celui-ci fit volte face et asséna un énorme revers de patte au Nécrarque qui bondit par dessus, l'éffleurant du bout de ses doigts chargés de magie. La patte du dragon prit une position anormale alors que son os se brisait en plusieurs points.
    Il tenta de s'envoler mais le mage noir dompta le Vent d'Azyr pour maintenir la bête au sol. 
    Rametep fit ensuite appel à Shyish pour l'affaiblir. Il lança alors des éclairs de Dhar sur la créature de légende qui finit par rendre l'âme...
    Le combat était fini. Le festin pouvait commencer...

    Lorsque Rametep eu fini de saigner le dragon, il se senti comme libéré de ses entraves.
    La Soif Rouge, qui jamais ne quitte le Vampire, n'est semblable à aucune faim mortelle. Il s'agit d'une manifestation de l'instinct ténébreux qui ne peut pas être assouvie mais seulement apaisée, et surtout pas être ignorée. Et pourtant... elle avait disparu. Totalement disparu.
    Pendant un moment, il ne sut que faire. Libéré. Il lui semblait qu'il voyait seulement le monde autour, maintenant qu'il n'était plus accaparé par cette pulsion meurtrière. 
    Chaque détail, chaque couleur, chaque mouvement dans les Vents de Magie lui semblaient enfin... présents.
    Il se passa un moment pendant lequel l'immortel observa longuement le monde qui l'entourait.
    Très, très, très longuement. Plusieurs lunes se levèrent et se couchèrent. La brûlure du soleil avait disparue, elle aussi.
    Ensuite, le Nécrarque descendit au fond de la vallée et... traversa la rivière au point le plus profond.
    Alors, il emplit les montagnes d'un rire malfaisant qui se répercuta jusqu'aux plaines à leurs pieds et qui engendra des légendes n'ayant pas survécu au temps parmi les habitants des lieux: sa malédiction l'avait quitté.

    Désormais, il ne lui restait plus qu'à confronter l'orque puant qui détenait, grâce à un inespéré concours de circonstances, la Couronne de Sorcellerie à l'humain et celui-ci deviendrait la prochaine cible de Nagash.
    La cible de trop...


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