Total Warhammer
1er tournoi en cour !! Venez faire votre match Smile
Pour obtenir vos XP, poster vos screen de fin de bataille et n'hésiter pas à défier les autres !!

    Finale concours nouvelles Frewind

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    Gorkin
    Jeune Barbe

    Finale concours nouvelles Frewind

    Message par Gorkin le Lun 26 Déc - 14:03

    Voilà mon concours est clos, voici le moment venu de présenter les finalistes, J'avais dit dans ma vidéos que j'allais tous les lires en vidéo mais vu la taille des histoires des concurrent, il m'aurait été trop long de toutes les lires de plus la finale va être plus équitable de cette façon. (Ceci dit ne vous en faites pas chaque finaliste va avoir le droit à une vidéo dédié à son histoire si il le veut bien )

    Le choix a donc été difficile au vue de la qualité des histoires qui m'ont été envoyés mais il a bien fallu que je choisisse, en tout cas merci à tous pour votre participation, je referais surement ce genre de chose dans le futur

    Les finalistes sont donc "roulement de tambours"

    -Alvaro
    -Hainost
    -Grolash
    -Paul Provost
    -Benjire

    Je vais repost ces histoires dans ce topic histoire de tout centraliser et je mettrais un Strawpoll pour les votes (ne votez pas pour vous même, j'ai pas moyen de le vérifier mais soyez fair play

    Le lien du vote : http://www.strawpoll.me/11958912

    Pareil pour les autres votant, lisez toutes les histoires avant de voter ou alors ne votez pas


    Dernière édition par Gorkin le Lun 26 Déc - 16:48, édité 4 fois
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    Gorkin
    Jeune Barbe

    Re: Finale concours nouvelles Frewind

    Message par Gorkin le Lun 26 Déc - 14:05

    Alvaro :

    Voilà ma petite fiction pour le concours de Frewind !
    Elle s'inscrit dans l'histoire que j'ai choisis pour mon perso du forum : Aardan le dragon de sang !
    J'espère que ça vous plairas.
    Sur ce, bonne lecture !


    Les ténèbres l'environnait. Oh pas les ténèbres que tout le monde craignais, celles pleines de malveillance où ce cachent les créatures de la nuit, mais celles d'une absence totale de lumière ou de toute chose.
    Le néant.
    Il se demanda un moment si il n'était pas mort.
    Il n'arrivais pas à se rappeler de qui il était, son nom, ce qu'il faisais avant cela.
    Bizarrement cela ne l'effraya pas.
    C'est alors qu'une lueur apparus devant lui, naturellement il alla vers elle.

    ------

    Il ouvris les yeux sur un spectacle infernale.
    La fumée était présente partout, elle montait des battisses en flammes en immenses colonnes qui obscurcissaient le soleil levant, jetant un voile rouge sombre sur une scène de carnage abominable.
    On avais l'impression de se trouver en enfer, des hurlements de terreur et de douleurs s'élevaient de toute part tandis que des braiments, des grognements et hurlement bestiaux résonnaient parmi les ruines.

    Depuis la petite fenêtre du grenier dans lequel il se trouvais il pouvais voir toute la scène dans son horreur. Des centaines de personnes paniquées courraient dans les rues pour se mettre à l’abri des monstres qui se jetaient sur eux.
    Des être grands et musculeux, couverts de poils, exhibant de grandes cornes torsadées et armés d'armes primitives mais néanmoins redoutables.
    Ils se jetaient sur les pauvres gens dans une frénésie sanguinaire que même les pires des psychopathes ne pouvaient concevoir.
    Ils abattaient les édifices dressés, souillaient les lieux de culte, détruisant toute forme de civilisation qu'ils croisaient.

    Il ne savais pas où étaient ses parents, il les avais perdus dans le chaos qui avais suivis l'attaque des créatures.
    Il entendis alors un hurlement tout proche.

    De ses petites jambes il accourus vers la trappe qu'il ouvris pour voir un groupe d'hommes en arme s'engouffrer dans la maison par la porte qu'ils venaient d'ouvrir à la volée.
    Il s’agissait de chevaliers, entourant ce qui semblais être le seigneur Pendrag.

    Le seigneur gouvernais ces terres depuis plus d'une décennie et ses nombreux exploits faisaient l'objet de l'admiration de tous.

    Il ne l'avais vus que peu de fois et cela ne l'avais jamais vraiment impressionné.
    Les chevaliers, leurs faits d'armes et leurs code d'honneur ne l'intéressaient pas.
    Le combat et l’obéissance de n'était pas vraiment son truc.
    Il était plutôt curieux, du genre à explorer, à aller découvrir par lui-même les mystères qui se cachaient dans les coins inconnus. Il avais toujours voulus devenir explorateur, aller par-delà les mers pour explorer de nouvelles terres et découvrir les secrets qu'elles renferment depuis des temps immémoriaux.

    Ses pensées se détournèrent de son esprit quand des grognements animaux retentirent tout près. Beaucoup trop près.
    Dans un grand fracas les vitres du rez de chaussé furent prisées quand ces monstres passèrent à travers elles tête la première.
    Se relevant rapidement ils se jetèrent sur les chevaliers ayant formé un mur protecteur devant leur seigneur.

    Avec un aire horrifié il contempla le combat qui s’ensuivit.
    Les créatures martelaient avec haine les boucliers des guerriers mais ceux-ci refusaient de plier devant l'assaut. Les abattant au fur et à mesure qu'ils venaient.
    Mais plus ils en tuaient et plus il en venais, attirés par le combat.
    Finalement après de longues minutes de combat la horde recula.
    Alors une silhouette se détacha des monstres et s'avança seule à découvert.
    Celui là était vraiment immense, une bête couverte d'une armure noire gravée de runes maléfiques et armée d'une immense lance barbelée.
    Ces cornes étaient les plus grandes de toute la horde, s'enroulant en de complexes formes de toute évidence surnaturelles pour se terminer par deux pointes acérées capables d'éventrer une armure comme on rompt le pain.

    Le seigneur des bêtes pointa sa lance en direction du seigneur bretonnien avant de lancer ce qui ressemblais à un défis dans sa langue maléfique.
    Ne pouvant refuser un défis, même si celui-ci était à son désavantage, Pendrag s’avança d'un air défiant, levant son épée face à lui.

    Pendant de longues secondes les deux chefs se tournèrent autour, observant l'ennemi et analysant ses forces et ses faiblesses, comme des loups se disputant un territoire. Chose pas si éloignée de la vérité se dit-t-il.

    Finalement dans un rugissement animal le seigneur bestial fonça, la lance en avant avec la ferme intention d'embrocher son adversaire.
    Celui-ci esquiva facilement en se décalant sur le coté mais l'homme bête avais prévus cela et planta ses puissants sabots dans le sol pour profiter du mouvement pour créer une rotation dans le but de faucher les jambes de l'humain.

    Parant l'attaque, Pendrag attrapa alors la lance pour tenter de tirer à lui le monstre.
    Mais il ne s’attendait pas à ce que celui-ci, à l'inverse de résister, se jette en avant pour venir le percuter de ses cornes.

    Roulant au sol ils empoignèrent chacun les armes de l'autre pour tenter de le désarmer.
    Pendant un long moment il restèrent collés l'un à l'autre, le visage à quelques centimètres de l'autre et serrant les dents pour tenter de faire lâcher prise à l'autre.
    Alors avançant la tête le seigneur des bêtes ouvris grand la bouche tenter de le mordre au visage mais il reçu un coup de tête en pleines dents ce qui eu pour effet de le faire beugler de douleur et lâcher prise.

    L'homme tenta alors de lui enfoncer son épée dans le torse mais il se jeta en arrière, prenant tout de même une longue plaie le long du torse. Il releva alors brutalement sa lance sur la main de son ennemi, lui tranchant plusieurs doigts.
    Dans un cris de douleur le seigneur Pendrag lâcha son épée que l'homme bête s'empressa d'expédier au loin d'un coup de sabot. Celle-ci atterri juste en dessous de la maison d'où il les observais.

    Se retrouvant sans armes le bretonnien ne se démonta pas et adopta une position de lutteur, prêt à dévier le montre coup. Coup qui vins sous la forme d'une imposante lame qui tenta de l’éviscérer.
    Il le para sans problème et réussi à anticiper le coup de retour mais ne vis pas venir le coup de hampe en plein visage suivis d'un puissant coup de sabot qui l'envoya s'étaler dans la boue plusieurs mètres derrière.

    Le seigneur humain réussi tant bien que mal à se relever en se tenant le torse, de toute évidence le coup de sabot lui avais brisé plusieurs côtes.
    Par chance il se trouvais entre le seigneur des bêtes et son épée. Il recula alors prudemment sans le quitter des yeux, mais le monstre ne souhaitais visiblement pas le laisser récupérer son arme puisqu'il chargea de nouveau vers lui avant d'enchainer de puissants moulinets avec son arme.
    Incapable de prévoir le prochain coup de son adversaire Pendrag recula mais se retrouva adossé au mur de la maison. Surpris il n’eut pas le temps de dévier le coup qui vint lui transpercer le torse et le clouer au mur de bois.

    Il émis hoquet de douleur en ouvrant grand les yeux de surprise tandis qu'il agrippais la hampe de la lance dans un vain espoir de la retirer de son corps.
    Le monstre afficha un sourire bestiale à l'idée qu'il allais pouvoir s'offrir un trophée de plus avec sa tête.

    Alors, sans qu'il sache vraiment pourquoi, depuis le grenier d'où il avais observé se duel à mort, il se sentit envahi par en sentiment qu'il n’avais jamais éprouvé. Ce sentiment indéfinissable n'était pas de la haine, ni de la peur ou un sentiment d'injustice, mais un peu des trois.
    C'est alors qu'il sus mettre un mot sur se sentiment, sentiment qui était plutôt affilié à un concept : le devoir.
    Il contempla la ville en proie aux flammes et les pauvres âmes en train de se faire massacrer dans la plus grande des horreurs et se dit qu'il ne pouvais pas laisser faire cela, il ne DEVAIS pas laisser faire cela !

    Alors comme dans un état second il monta sur le rebord de la fenêtre, et il sauta.

    Il eu l'impression de tomber pendant des heures, le temps ralentissant devant cet événement comme si les dieux avaient mis cet instant au ralenti afin de pouvoir mieux l'observer.
    Finalement il atterrit à pieds joints à l'endroit précis qu'il avais visé en sautant : la lance du monstre.

    Celle-ci se brisa comme du petit bois sous ses pieds et le seigneur des monstres, complétement pris au dépourvus n’eut pas le temps de réagir.
    Il se jeta alors sur l'épée qu'il souleva difficilement de ses petits bras pour l'abattre sur le bras monstrueux qui tentais de se saisir de lui et le trancha nette.

    Dans un hurlement le monstre asséna un puissant revers de sa seul main valide qui le frappa au visage pour l'expédier au mur juste à coté du seigneur, toujours cloué a mur.
    Mais il lui restais suffisamment de forces, et dans un rugissement il arracha la lance de son torse et la plongea dans celui du monstre.
    Le monstre porta un regard surpris au seigneur, ayant apparemment sous-estimé cette race qu'il jugeai faible.

    Mais il en fallait plus pour vaincre un seigneur des bêtes. Dans un rugissement il baissa la tête dans le but d'asséner un coup de corne pour achever son adversaire.
    Le seigneur humain réussi malgré la douleur à rassembler suffisamment de forces pour empoigner les cornes de son ennemi.

    Alors dans un dernier rugissement il cria de ses dernières forces : VAS-Y PETIT !!!

    Le monstre tourna la tête pour voir l'être qui allais le tuer : un gamin, un petit enfant de moins d'une dizaine d'hivers mais dont le feu du guerrier brulais déjà dans les yeux.
    Un gamin tenant à bout de bras une immense épée qu'il abattit dans un cris rageur.
    L'épée sectionna proprement la tête de l'homme bête qui tomba dans la boue dans un bruit mat, mettant fin à sa terrible existence.

    Un silence de mort s'abattit alors sur la place. Les hommes bêtes, complétements pris au dépourvus par la mort de leur chef restèrent tétanisés, ne sachant plus que faire.
    C'est à se moment là que tous perçurent un bruit. Le bruit de centaines de sabots martelant le sol, accompagné de celui de centaines d'armes et d'armures s'entrechoquant dans un bruit métallique.
    Le bruit des chevaliers venus venger leurs morts.

    Des dizaines de cavaliers surgirent dans la place au triple galop tels une vague de fureur et d'acier pour venir balayer en quelques instants les monstres qui avaient eu l'audace de s'attaquer à leur patrie.

    La mort prématurée de leur chef et cette attaque aussi soudaine que dévastatrice fut de trop pour ces monstres qui se dispersèrent en poussant des braiments de peur.
    Tandis que les chevaliers donnaient la chasse aux monstre le seigneur, assis dos au mur dans une mare de sang qui s’élargissait lui fit signe de s'approcher.
    Il retira de son cous un magnifique médaillon gravé d'un dragon.
    Il afficha un sourire amusé avant de lancer d'une voie ironique :

    -Héhé, qui aurais crus que je serais sauvé par un petit garçon du grand monstre que je suis sensé combattre ? Cela prouve bien que l'âme de la bretonnie ne se trouve pas que chez les chevaliers. Je n'ai jamais put avoir d'enfants, et aucun de mes parents proche ou lointain n'a jamais semblé digne de me succéder. Il aura fallu que je sois aux portes du royaume de Morr pour me trouver un digne héritier.

    Il lui tendis le médaillon.

    -Prend ceci petit, puisse ce médaillon te transmettre le courage et l'honneur de mes ancêtres.

    Il le pris dans ces petites mains et le fixa, ne sachant que faire.
    Pris d'une violente quinte de toux le seigneur se secoua violemment. Finalement il repris sa tranquillité, ses forces le quittant de plus en plus vite.

    -Maintenant donne moi mon épée, mon fils. Un guerrier ne doit pas passer dans l'autre monde sans son arme dans les mains.

    Il la lui donna d'un main tremblante. Maintenant que l'adrénaline était retombée le choc revenais et des larmes commencèrent à couler le long de ces joues.
    Le chevalier afficha un regard compatissant, le regard d'un père envers son enfant.

    -Allez, tu peut pleurer mon enfant, car tu n'en aura bientôt plus l'occasion. Vois-tu c'est ce qui fait notre force, à nous les humains. Les monstres, eux, ne savent pas pleurer. Ne l'oublie jamais.

    Alors dans un dernier souffle la vie s'échappa de son corps pour gagner l'autre monde.
    Il entendis des pas se rapprocher de lui et se tourna nerveusement vers eux.
    Un homme, grand à l'aire noble et portant les armoiries du duché de bastogne s'agenouilla devant le corps du défunt seigneur. Il semblais avoir assisté à toute la scène car il ne sembla pas surpris par la présence du médaillon seigneurial dans ces mains.
    Avec un aire triste mais néanmoins fier il prononça des paroles sensées l'aider à passer dans l'autre monde avant de finir avec un air serein.

    -Repose toi mon ami, tu l'a bien mérité.

    Il se tourna alors vers lui et il lui posa sa main sur l'épaule tout en lui parlant d'une voie douce.

    -Tout vas bien, c'est finit mon garçon.

    Se laissant aller il se mit à pleurer comme le font les enfants, ne se retenant pas car il savais qu'il n'y avais aucune honte à le faire en pareil circonstances.
    Finalement quand ces larmes se furent taries il les essuya et le chevalier se releva.

    -Tu a été fort, je comprend pourquoi il t'a choisis et je respecte son choix.
    Je m'appelle Gilles. Et toi, quel et ton nom ?

    -A ... Aardan.


    ------


    Il ouvris brusquement les yeux pour voir une parois de bois. Momentanément désorienté il la poussa pour ouvrir le cercueil dans lequel il était allongé.
    Il s’assit sur son rebord et se pris la tête dans les mains.
    Les images qu'il avais vus étaient encore clairement imprimées dans son esprit. Des images d'un lointain passé presque oublié.
    Étai-ce un rêve ? Un mort-vivant peut-il rêver ?
    Il se leva et se dirigea vers les escaliers qu'il monta lentement, toujours absorbé par ses pensées.
    C'est alors qu'il repensa aux dernier moments de la scène dont il avais été témoins et qu'une voie retentit de nouveau dans sa tête : "Les monstres, eux, ne savent pas pleurer. Ne l'oublie jamais."

    Cette phrase le troubla plus qu'il ne l'aurai pensé. Depuis combien de temps n'avais-il plus pleuré ?
    En était-il seulement encore capable ?
    Il déboucha finalement sur un balcon en hauteur, là de grandes étendues de forêts et de plaines s'affichaient devant lui.
    Le soleil se couchais et ses raillons orangés teintaient le paysage d'une ambiance mystérieuse.

    Il se posa alors une question : était-il un monstre parce-qu'il n'était plus tout à fait humain, ou parce que le concept même de pleurer lui était devenu étranger ? Le fait qu'il ne connaissais pas la réponse l'inquiétais bien plus que n'importe quel monstre ou armée.
    Le dernier des rayons du soleil finit par disparaitre, il tourna les talons, refermant la porte du balcon derrière lui il s'enfonça de nouveau dans les ténèbres.
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    Gorkin
    Jeune Barbe

    Re: Finale concours nouvelles Frewind

    Message par Gorkin le Lun 26 Déc - 14:07

    Grolash :






    A mon tour! :3
    Comme Alvaro, j'ai choisi de narrer les événements du passé du personnage que j'ai créé pour le RP du forum: Rametep le Nécrarque.
    Petite précision: les Nécrarques ont une vision du monde assez détachée et, de fait, ont une perception du temps parfois inexistante lorsqu'ils se lancent dans un projet ou une étude.
    Enjoy! 


    Le début d'un nouvel âge.

    Tout était perdu. Les forces coalisées avaient pris la Porte Ouest. La ville était occupée depuis plusieurs heures déjà. 
    Tel était le spectacle qui se dévoilait depuis le promontoire: la marée humaine s'engouffrait pourtant encore entre les murailles hautes des plusieurs centaines de mètres dans la cité taillée dans la montagne. 

    "-Traîtres de rats!!!", hurla Melkhior.
    Cela ne faisait aucun doute: l'arme incrustée de Malpierre d'Alcadizaar lui avait été donnée par ces vermines.

    "-Ne gassspille pas ton énergie, Melkhior: la route sera longue... et on peut plus rien y faire désormais. Il va nous falloir faire sans le Maître, c'est ain...
    -Nous n'avons plus besoin de lui. Notre heure viendra; par deux fois son orgueil l'a conduit à sa perte. Nous ne ferons pas la même erreur. L'avenir est à NOUS, Rametep!", le coupa W'soran.

    ...

    Le Nécrarque regarda un moment la couverture de sa copie du Livre de la Mort. 8 mois avaient passé depuis la chute du Pic Dolent et Melkhior se montrait avide du savoir contenu dans le livre de Nagash de son Maître. 
    Rametep avait donc jugé bon de ne pas lui faire part du fait qu'il avait lui aussi conservé un ouvrage tel que celui-là.


    Après avoir regardé une dernière fois la sinistre silhouette de la Tour de W'soran, il s'enfonça dans le Bois Mort.
     
    À force de recherches sur son livre, une nuit, une révélation c'était imposée a lui: ils ne parviendraient jamais à surpasser le Seigneur de la Non-Vie, leur maître... ancien maître, Nagash. C'était parfaitement clair, car ils ne faisaient que l'imiter. Jamais W'soran ni Melkhior n'avaient tenté de poursuivre leur propre voie. C'est ce que le Grand Nécromancien avait pourtant fait: il avait tout inventé en Nécromancie. Tout depuis le début. Il n'y avait non plus aucune raison qu'il soit particulier. Il avait été humain, après tout.

    Rametep était donc parti, laissant son professeur à ses divagations. Il savait qu'il pouvait le faire. Surpasser Nagash. Mais il avait un opposant de taille dans cette entreprise: lui-même. Car, en tant que Vampire, il était définitivement une copie du Premier Nécromant. Il savait donc que la première chose à faire, avant même d'envisager quelque grandeur glorieuse, était de transcender son état.



    ...

    Après 4 autres longs mois de sillon sanglant sur la terre qui appartiendra plus tard - 1150 ans plus tard, très exactement - à l'Empire sigmarite, Rametep s'installa au lointain est de la future Tilée, dans un bois. Il fit construire par ses nouveaux serviteurs trépassés une tour avec un toit pyramidal à son sommet. 
    De là il pourrait dominer la plaque tournante entre le Vieux Monde et Nehekhara. 
    La tour avait cependant attiré l'attention de Ghaarhk le Héraut de l'Impermanance, un chef homme-bête particulièrement hargneux et voué a Tzeentch. Il avait vu l'influence de son maître sombre décroître à mesure que la non-vie s'emparait des lieux et cela ne lui plaisait guère...

    La harde encerclait la tour. Le Nécrarque le sentait. Ils pensaient le prendre par surprise mais l'inverse allait survenir.
    À l'orée de la clairière artificielle, le brâme du shaman résonna, lançant le signal de la charge.
    La terre trembla, alors que les sabots des gors heurtaient le sol dénudé. L'air exudait la haine et les brutes, l'écume aux lèvres, étaient en pleine rage bestiale. 
    Alors une chape violette je déversa du sommet caché de la tour et se répendit sur le sol stérile.
    Des spectres sortirent du sol, happant les bêtes au passage et un bataillon squelettique sorti de la même position que venaient de quitter les Hommes-bêtes pour les encercler à leur tour, en une étreinte mortelle.
    L'air se chargea de sang. Ses congénères se faisant massacrer, le shaman tenta d'ouvrir un portail vers les Royaumes du Chaos mais sa tête explosa alors, la quantité de Dhar véritable, dépassant de bien loin ce qu'il pouvait contrôler, retournée contre lui par le Vampire qui n'eu même pas besoin de sortir de sa tour en cette nuit de pleine lune...
    Bientôt, les têtes empalées des Gors furent dressées comme exemple, pour que les têtes décapitées, auxquelles une infâme magie permettait encore de hurler un trépas irréversible, signalent à tous le territoire de Rametep le Nécrarque. 

    ...

    Le Vampire observait le ciel comme il avait pris l'habitude de le faire de temps en temps ces dernières années... ces dernières décennies... ces derniers siècles? 
    Le Nécrarque avait depuis longtemps perdu la notion du temps qui passe.
    Il n'aurait su dire si son dernier repas remontait à quelques heures où quelques mois.
    Il avait prévu suffisamment de serviteurs pour ne jamais être dérangé. 
    Mais en ce jour il fut brutalement ramené à la réalité: elle lui avait fait comprendre à quel point le temps avait passé.
    Elle était là, dans le ciel. Encore invisible à l'oeil nu mais bien claire dans sa lunette. La comète à deux queues.
    Il connaissait la signification de ce présage: un être allait naître qui allait changer la face du monde.
    Il estima que la comète serait visible d'ici une dizaines d'années.
    Alors il sût: il y avait un lien avec la sombre puissance au sud. Nagash allait revenir à la "vie" et cet être était son opportunité de ne pas redevenir esclave du Seigneur Suprême de la Non-vie.
    Nagash devait être vaincu et pour cela, il devait lui opposer cet élu.

    ...

    Rametep scrutait les Vents de Magie depuis un mois dans l'espoir de trouver l'élu mais vint alors un pavé dans la marre magique. Une vague que seuls les Nécromanciens les plus sensibles purent sentir ondula du sud: elle annonçait Son réveil. Il était faible, mais il était bien là et réclamait vengeance. 

    Le Nécrarque prit la route du nord. Il devait mettre de la distance entre lui et son ancien maître. 
    Il s'installa dans les Montagnes Grises, seul, et il attendit. Il entra dans état d'hibernation tout en restant attentif à la magie, au fin fond d'une grotte.


    ...

    Dix ans passèrent ainsi jusqu'à ce qu'il le détecte enfin. Dans une tribu boueuse de barbares humains pouilleux, une cascade de lumière déferla sur un nouveau né. Pas une lumière visible mais le Vent de Hysh. 
    Mais lorsque Rametep s'éveilla, il fut forcé de constater qu'il ne dormait pas seul. Un dragon gris comme la roche avait fait sa tanière ici. La puissance impie d'un vampire est telle que même un majestueux dragon ne peux pas éternellement survivre à sa morsure. Lorsque la bête, à moitié exangue, réalisa ce qu'il s'était passé durant son sommeil, cependant, elle n'était pas prête à s'avouer vaincue...

    Le Nécrarque heurta le sol alors que l'un des pans de l'entrée de la grotte retombait en fragments autour de lui.
    Le dragon fonçant sur lui, Rametep n'eut que le temps de lancer le sortilège du Regard de Nagash avant de se jeter sur le côté.
    La créature encaissa dans sa patte gauche et manqua de s'écraser sur le sol avant de finalement se redresser pour lancer une volée de flammes que le Vampire, renforcé, étouffa sans peine grâce à Aqshy pour aussitôt commencer à drainer la force vitale de son adversaire.
    Celui-ci fit volte face et asséna un énorme revers de patte au Nécrarque qui bondit par dessus, l'éffleurant du bout de ses doigts chargés de magie. La patte du dragon prit une position anormale alors que son os se brisait en plusieurs points.
    Il tenta de s'envoler mais le mage noir dompta le Vent d'Azyr pour maintenir la bête au sol. 
    Rametep fit ensuite appel à Shyish pour l'affaiblir. Il lança alors des éclairs de Dhar sur la créature de légende qui finit par rendre l'âme...
    Le combat était fini. Le festin pouvait commencer...

    Lorsque Rametep eu fini de saigner le dragon, il se senti comme libéré de ses entraves.
    La Soif Rouge, qui jamais ne quitte le Vampire, n'est semblable à aucune faim mortelle. Il s'agit d'une manifestation de l'instinct ténébreux qui ne peut pas être assouvie mais seulement apaisée, et surtout pas être ignorée. Et pourtant... elle avait disparu. Totalement disparu.
    Pendant un moment, il ne sut que faire. Libéré. Il lui semblait qu'il voyait seulement le monde autour, maintenant qu'il n'était plus accaparé par cette pulsion meurtrière. 
    Chaque détail, chaque couleur, chaque mouvement dans les Vents de Magie lui semblaient enfin... présents.
    Il se passa un moment pendant lequel l'immortel observa longuement le monde qui l'entourait.
    Très, très, très longuement. Plusieurs lunes se levèrent et se couchèrent. La brûlure du soleil avait disparue, elle aussi.
    Ensuite, le Nécrarque descendit au fond de la vallée et... traversa la rivière au point le plus profond.
    Alors, il emplit les montagnes d'un rire malfaisant qui se répercuta jusqu'aux plaines à leurs pieds et qui engendra des légendes n'ayant pas survécu au temps parmi les habitants des lieux: sa malédiction l'avait quitté.

    Désormais, il ne lui restait plus qu'à confronter l'orque puant qui détenait, grâce à un inespéré concours de circonstances, la Couronne de Sorcellerie à l'humain et celui-ci deviendrait la prochaine cible de Nagash.
    La cible de trop...
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    Gorkin
    Jeune Barbe

    Re: Finale concours nouvelles Frewind

    Message par Gorkin le Lun 26 Déc - 14:08

    Hainost :




    Errance d’un crépuscule à une aube




    La belle, la changeante, l’éternelle, la forêt d’Athel Loren se dressait, magnifique, sur les flancs des montagnes. Elle savait qu’à sa frontière chevauchait péniblement un cavalier branlant, blessé, un chevalier errant, brisé… Sur l’arrière de son cheval son ami, la peau trouée, évanoui. Un mort encore en vie diraient les plus pessimistes, Il respirait bruyamment avec difficulté. Lui et plusieurs de ses compagnons avaient répondu à l’appel de l’aventure, à l’appel à l’aide de paysans démunis. Ils pensaient devoir affronter quelques groupes de rats puants épars qui menaient des raids dans les plaines ravageant les champs, égorgeant les fuyards. Mais tous s’étaient trompés sur la nature de leur adversaire. La veille sortant de la brume des milliers de Skavens s’étaient jetés sur un hameau non loin, guidés par leurs éclaireurs. Les errants savaient le combat impossible à gagner mais nulle victoire digne d’être racontée ne fut pas arrachée au prix du sang des braves. Alors ils affrontèrent la horde, le soleil tombant derrière l’horizon, la lutte avait été terrible, leur défaite acquise en moins d’une heure. Le chevalier affalé sur son cheval se retournait : derrière lui une colonne de fumée s’élevait haut dans le ciel. Le hameau n’était plus qu’un souvenir dont il était sans doute l’un des derniers détenteurs, bientôt les cendres auraient fini de remplacer les bâtisses.

    Le chevalier avait fui pour sa vie, instinctivement, il chevauchait maintenant pour sauver celle des autres, celle de son compagnon mourant, celle des gens de ce pays encore en vie mais qui ne le seraient peut-être que quelques jours encore. Il se devait de rejoindre une forteresse, de prévenir les seigneurs de ces terres : les Hommes-Rats courraient la campagne et en dehors de l’enceinte des châteaux personne ne serait à l’abri. Paré de sinople[url=#sdfootnote1sym]1[/url] et depuis la veille entachée de rouge ce chevalier était pauvrement équipé. Dans son dos un bouclier de bois cerclé de fer, vert lui aussi là où les planches n’étaient pas détruites. Protégé par des brassards et des épaulières d’acier brinquebalantes, sous son tabard la maille abimée se défaisait chaque jour un peu plus. Au fourreau une noble lame trouvée sur un champ de bataille à ses débuts, elle ne lui avait encore jamais fait défaut. À sa ceinture, une bourse presque vide et un carnet de cuir abimé, taché de sang. Sa frêle silhouette le rendait identifiable à des lieux à la ronde. Alors lorsqu’au crépuscule il approcha d’une troupe en arme de seigneurs et de paysans à l’arrêt, un détachement d’hommes vint à sa rencontre au galop. L’un d’eux soulagea la monture de la masse du gisant, tandis qu’un autre pris la bride de son cheval guidant l’errant exténué. Le chevalier tenta de leur expliquer qui il était, ce qu’il faisait, la raison de son état et de celui de son camarade inconscient, mais l’un des hommes en arme lui fit signe de ne pas parler, pas encore. Le cavalier exténué se laissant aller, s’évanouit.

    Il ne se réveilla qu’au milieu de la nuit en sursaut. Tout autour de lui un camp de fortune était dressé en haut d’une colline, fait de tentes en toiles et des petits feux éteints. Une main avait contenu son élan c’était un chevalier de la quête en arme vêtu de son heaume. L’errant se demandait depuis combien de temps il le veillait, le quêteur lança « ne t’inquiète pas, je suis suffisamment occupé pour ne pas me prélasser à tes côtés des heures durant. » Le chevalier compris que derrière se casque en fer se dressait une femme, perdu et troublé il ne savait pas quoi dire. Alors il se souvint et lança :

    • Vendel ? Comment va-t-il ? Où est-il ?
    • Il se nomme donc ainsi... Ton compagnon est toujours souffrant, mais vivant, inconscient. Il semble que tu sois le seul qui puisse nous expliquer ce qu’il vous est arrivé là-bas. Répondit calmement la femme en retirant son heaume et désignant la colonne de fumée plus au sud.

    Se présentant et expliquant les événements de la veille. Valkyan raconta leur défaite, honteux. Autour de lui plusieurs chevaliers errant et pèlerins s’étaient amassés. Les paysans à distance tendaient l’oreille.

    • Les villageois où sont-ils ? Demanda calmement la femme.
    • Je ne sais même pas s’ils sont vivants, répondit Valkyan.
    • Il reste d’autres errants ? Espérait-elle.
    • Je ne sais pas, poursuivit le chevalier abattu.
    • Le village ? Lâcha-t-elle, connaissant déjà la réponse.
    • En cendre à cette heure...

    Les questions continuèrent ainsi lorsqu’elles virent à se tarir, il ne restait plus que le chevalier de la quête et un pèlerin restés pour les poser et en entendre les réponses. Ce dernier se nommait Hérald, barbe et cheveux grisonnants, irréguliers. Le tain bruni la peau burinée. Un grand sourire radieux parcourait toujours son visage tranchant avec les pièces de tissus et de cuir miteux qui composaient ses habits. Très vite Valkyan compris que c’était un vrai bavard curieux de tout et adorateur d’un chevalier élu de La Dame du lac. L’un des braves qui avait pu tremper ses lèvres dans le calice sacré. La femme elle ne donna pas son nom en revanche elle ordonna qu’on lève le camp. Mystérieuse et respectée elle paraissait jouir d’une expérience séculaire alors que son corps ne portait pas encore les stigmates du temps. Elle portait bien l’armure, toute de sinople et d’argent il semblait émaner d’elle une lumière diffuse son teint diaphane aidant. Ses yeux verts étaient d’une intensité indescriptible et ses cheveux roux plutôt courts se détachaient de cet ensemble lui donnant une allure irréelle.




    Vendel fut transporté à dos de cheval. Valkyan tentait de s’intégrer aux autres chevaliers mais il comprit bien vite que l’accueil chaleureux qui lui avait été fait tenait uniquement de la politesse. Maintenant que son parcours était connu et son échec public il réalisait que la défaite était une maladie et que ses pairs craignaient de l’attraper à son contact. Il empestait la mort et la honte, nul ne voulait l’approcher et si des mots étaient échangés aucun ne mérite d’être rapporté ici. Injures et offenses étaient le lot du chevalier bafoué, de l’errant renié. Régulièrement bousculé par ceux qui partageaient son statut, les heures étaient longues à leur côté. Bousculé il l’était aussi plus chaleureusement par la femme, capitaine de cette troupe composé d’errants, de pèlerins du graal et dans une moindre mesure de villageois ayant perdu leurs demeures. Elle le questionnait chaque jour, elle voulait tout savoir de l’ennemi qu’ils auraient à affronter, lui assurant que le moment venu il pourrait à ses côtés prendre sa revanche. C’est ainsi qu’à tour du rôle il subit les brimades de ses pairs, s’amusa des monologues d’Hérald et conta le récit de sa défaite à la dame chevalier. Au cours des heures qui suivirent la levée du camp Valkyan se retrouva seul à tirer la bride du cheval qui portait Vendel. Hérald bavardant bruyamment avec ses compagnons pèlerins, les errants dessinant un cercle autour du mourant et de son garde malade, un cercle de vide que personne n’osait pénétrer. Jusqu’à ce que la dame arrive paisiblement aux côtés de Valkyan. Elle demanda :

    • Votre charge qui la mena ?

    Elle fixait l’horizon, surpris il la regardait se demandant si elle attendait vraiment une réponse. Elle plongea ses yeux dans les siens, évidemment qu’elle voulait connaitre la réponse. Il finit par soupirer et tenta de se remémorer…
    ***

    • Nous avons sauté sur nos chevaux quand les cris ont retenti peu avant que le soleil ne disparaisse derrière l’horizon. Il ne fallut que quelques foulées pour que nos puissants destriers avalent la distance qui séparait notre campement des maisons et nous faire contempler la boucherie à venir. Le village était en panique des hommes s’armaient comme ils pouvaient, essayant de former des rangs prêts à recevoir l’assaut des rats. Prêts ils ne le furent jamais. Du haut de la colline nous hésitions, certains paysans couraient vers nous hurlant leur désir de vivre, espérant notre aide. Nous nous sommes consultés du regard tous, personne ne souhaitant prendre cette décision, aucun ne voulait affronter leur déception. Alors c’est Vendel qui s’avançât et beugla « Qu’attendez-vous ?! Leur flanc s’offre à nous ! » Et il s’élançât remontant l’arrête de la colline. Le tas de mouton perdu dans les landes que nous formions avait trouvé son berger et d’un seul mouvement la troupe se mit à sa suite, son courage était désormais le nôtre. Mais une fois la ligne formée où que nous posions notre regard nous contemplions des crocs et des griffes unis par des amas de poils bruns… Le doute se faisant insistant, les chevaux étaient fébriles et prêt à rebrousser chemin. Ils savaient ce qui se préparait, les hommes tremblaient et peinaient à les calmer. Je ne sais pas ce que nous attendions mais c’est alors que dans notre champ de vision fit irruption Vendel nous offrant son dos comme un défi. Nos chaînes éclatèrent : un hurlement de rage s’éleva de nos rangs suivit de la charge. Les paysans levaient les yeux pour contempler la colline que nous dévalions, se parant de mille couleurs et de gonfanons qui claquaient au vent, les boucliers s’élevaient fièrement, nous devions être sublimes, à ce moment rien ne semblait pouvoir nous atteindre...

    ***
    Valkyan marqua une pose, se tournant vers Vendel lentement, le dos vouté. Il fut surpris, la main de la dame en armure était tombée sur la sienne le sortant de sa torpeur et faisant se dessiner sur son visage un regard ahuri qui fit rire avec légèreté la femme chevalier. Elle lui prit la bride et lança en même temps qu’une tape dans son dos :

    • Va dégourdir les pates de ton canasson on verra pour la suite plus tard.

    Valkyan s’écartant de Vendel désormais sous la garde de la dame se retrancha à l’arrière de la colonne de cavaliers. Passant devant Hérald ce dernier jeta un regard à la femme capitaine et lança à la suite du chevalier verdoyant :

    • Elle est surprenante pas vrai ? Et c’est rien à côté de mon seigneur ! Poursuivit sans s’arrêter le pèlerin grisonnant. Tu vois elle c’est une « quêteuse » alors que mon seigneur il l’a fini sa quête, il a gagné son droit à boire un coup dans l’graal tu vois ? Alors du coup il est meilleur, il a un truc en plus. Mais je vois pourquoi ton regard s’accroche à elle y parait que plus jeune elle a été enlevée par une femme chevauchant avec d’autres enfants à sa suite tu vois ce que je veux dire, les fées devaient l’attendre. Mais elle se serait échappée ou perdue. Après ben je sais pas, c’est ce qu’y se dit, mais elle a fini par devenir chevalier de la quête c’est pas commun pas vrai ? Elle le verra p’t-être un jour aussi son graal qui sait. C’est c’que doit penser mon maitre sinon il lui aurait pas laisser diriger c’te troupe de bourrins.


    Les kilomètres étaient avalés, lentement. Une course effrénée ne pouvait être envisagée, rendue impossible par Vendel et les paysans qui accompagnaient les chevaliers. Les haltes se succédaient au cours de l’une d’elle alors que Valkyan affutait sa lame, il entendit des rires derrière lui se retournant il vit trois hommes. Ils ne se cachaient même pas, arrogants errants, ils se raillaient de lui. Valkyan aurait voulu répondre mais il n’en fit rien. La femme chevalier était apparu devant lui monopolisant son champ de vision et soustrayant à sa vue les trois gaillards. Elle se posa face à lui et demanda insoucieuse, faisant danser entre ses doigts un brin d’herbe : « Votre charge fut victorieuse ? » Valkyan surpris détourna son regard de la femme et le plongea dans le sol en même temps que son esprit plongeait dans ses souvenirs...
    ***

    • Le choc fut terrible nous venions d’embrasser les rangs innombrables de ces créature innommables, et elles ne l’avaient pas supporté. Les épées tirées au clair, mes joyeux camarades et moi-même les faisions voler, frappant au hasard tout ce qui s’approchait de nos destriers, tranchant tout ce qui passait à portée. Les rats reculaient partout où nous allions mais nous ne pouvions être qu’en un lieu à la fois, alors qu’eux, à chaque instant, étaient en tout endroit. Nous faisions le tour du hameau pour les empêcher d’y pénétrer et donner le temps aux hommes de s’armer, d’organiser une défense capable de tenir. Ces parasites ne mirent pas longtemps à comprendre notre stratagème et si nos chevaux avaient la vitesse, eux avaient le nombre et le temps. Resserrant leurs rangs ils reculèrent pour nous harceler de leurs machines de guerre faisant pleuvoir la mort et la mal-pierre sur les nôtres et le village. Face aux phalanges de piques qui se hérissaient tout autour du bourg nous étions impuissants. Bientôt des cris s’élevèrent au cœur des maisons derrière nous un bruit de roche éclatée les avait précédés. Les rats avaient creusé, leur tunnel débouchant au milieu du hameau. Nous ne savions plus quoi faire, l’hésitation nous rendait immobile. Les rats lâchèrent alors sur nous leurs roues infernales qui fendirent nos rangs nous divisant, nous écrasant. Éparpillés, désorganisés, écrasés et criblés de balles nous tombions par dizaine. Avant que la panique ne s’empare définitivement de nous Vendel hurla pour que l’on se replie dans la ville réclamant des volontaires pour le suivre lorsqu’il le demanderait, volontaire je le fus et il m’accepta à ses côtés parmi les élus.

    ***
    Valkyan avait la voix qui chancelait, il marqua une pose et prit le temps de respirer. Il leva les yeux la femme le fixait, le brin d’herbe ne dansait plus entre ses doigts, elle lâcha en se levant « garde la suite pour plus tard ça m’intéresse ! » déjà elle lançait des ordres, les hommes se pressant d’obéir, le camp allait être levé.

    Le voyage se poursuivait intemporel, le chevalier rafistolé. Alors qu’il regardait les paysans de la troupe en se demandant où tous ces gens étaient emmenés, il fut coupé dans ses rêvasseries par Hérald :

    • Nous on devait tenter de trouver d’autres survivants tu vois ? Mais vu ce que tu nous dis c’est pas la peine qu’on cherche plus au sud. On s’en va donc au nord rejoindre mon seigneur. Tu verras mon gars il est magnifique, assurait le guai pèlerin. La bataille le rend sublime, c’est ce qui lui va le mieux !! j’te l’dis La Dame du lac l’a choisi pour qu’il puisse nager éternellement au milieu de ses ennemis sans craindre leurs coups. Crois-moi mon ami quand le combat viendra il sera là pour nous assurer la victoire répétait-il. Je m’acharne à l’suivre depuis des années et je suis meilleur aujourd’hui qu’hier, tu n’auras qu’à faire comme lui pour devenir un grand !

    Des rires parcourent les rangs des cavaliers voisins. Hérald tourna alors son regard vers eux.

    • Tous ces merdaillons qui te sifflent aux oreilles s’écrasent comme une bouse en sa présence car même seul contre cents comme eux il gagnerait sans forcer ! cracha le pèlerin.

    Les rires s’étaient tus le voyage lui continuait. Valkyan découvre qu’Hérald n’est pas différent des autres pèlerins : ils ne font que parler de leur seigneur qu’ils espèrent rejoindre au plus vite, il est peut-être juste un peu moins fou. À la longue il les trouve épuisants, déraisonnables mais, pensait le chevalier, Vendel survit grâce à eux en tout cas il l’espère.




    Un homme finit par apparaitre au loin, et à l’horizon plus loin encore le soleil semblait venir à sa suite si bien que nous ne pouvions regarder directement dans sa direction. Il fallut qu’il soit plus proche pour que l’on puisse distinguer qu’il n’était pas seul mais accompagné de trois compagnons. Je ne l’avais jamais vu mais je savais qui il était par sa prestance perceptible malgré la distance qui nous séparait. Je l’avoue l’hystérie des pèlerins me donna aussi quelques indices sur la nature de l’être qui nous rejoignait. C’était le chevalier du graal, il n’avait pas encore atteint la colonne qu’Hérald et ses camarades braillards filèrent à la rencontre de leurs trois compères pour échanger sur ce qu’avait pu faire leur seigneur en leur absence. Ils sont désespérants, je préfère en rire mais je suis le seul, les autres chevaliers ne souhaitent pas partager cela avec moi, trop risqué semble-t-il les tords qui m’accablent pourraient devenir les leurs. L’élu de La Dame du Lac ne dit rien il ne s’arrêta qu’une fois face à la capitaine. Elle lui dit quelques mots me désignant d’un mouvement, le paladin de lumière tourna sa tête vers moi. Je ne pouvais voir ses yeux derrière les ouvertures de son heaume mais je sentais son regard percer ma chair et sonder mon âme. Lorsque la nuit vint, le camp fut rapidement monté, baignant dans une ferveur religieuse. Au moment de partager le repas la dame me conduisit auprès du chevalier entouré des trois pèlerins qui étaient arrivés avec lui.

    • Il y a fort à dire et tu as fort à partager, me souffla-t-elle.

    Entre deux morceaux de pain et quelques bouchées de lapin sauvage des informations étaient échangées :

    • Les Skavens arrivent aussi du sud, la ville est en feu s’il y a des survivants ils ont fui vers les montagnes ou plus à l’intérieur des terres, supposait la quêteuse.
    • Nous avons envoyé des hommes à Parravon le seigneur de la forteresse n’a pas loi sur les terres que nous foulons mais son château est le plus proche de tous si des secours doivent venir ils viendront du nord et je l’espère à dos de pégase, résumait un pèlerin.
    • En plus des engeances de la branche des Moulders que nous avons pu affronter ensemble, il semble qu’un peu plus au sud Valkyan et un groupe de errants aient fait face à des représentants des clans Verminus et Skryre, poursuivait la femme.
    • Au nord nous n’en avons pas croisés mais des Pestiliens pourraient être à l’origine de l’empoisonnement des sols qui tuent les bêtes et détruisent les récoltes, fit un pèlerin tout en attisant le feu.

    Le chevalier du graal ne disait rien. Il se contentait d’écouter la tête baissée. Alors que je n’avais encore rien dit la dame guerrière m’invita à finir mon histoire.

    • Il faut que l’on sache ce qu’il est advenu du reste de tes camarades et des Skaven que vous affrontiez Valkyan.

    À ce mots le paladin leva la tête et m’invitait à venir plus prêt. Puisant dans les images qu’il me restait de ce combat je tentais de leur dépeindre les restes de cette débâcle.
    ***

    • Les rats depuis les trous creusés se déversaient dans la ville comme une marée furieuse, désorganisés. Ceux encore en dehors du village se ruèrent à notre suite voyant la croupe de nos chevaux se replier vers le hameau. La manœuvre entre les maisons était difficile, nous tentions de rassembler les familles. Bientôt nous offrions à la vue des Skavens un joli tas de chaire qui ne demandait qu’à être saigné. Ils n’avaient plus à chercher les survivants nous les leurs offrions sur un plateau garni de chevaliers errants. Je ne comprenais pas l’objectif, je me tournais vers Vendel espérant un nouvel ordre, espérant qu’il savait ce qu’il faisait... Une lueur traversa son regard il hurla « Pour la dame de Bretonnie ! » instantanément avec ceux qui avaient été retenus, je me lançais à sa suite laissant la survie des paysans aux autres. Nous sortions du village en pleine course, notre charge pris au dépourvu les rats et leurs les roues infernales qui ne purent manœuvrer pour nous stopper. Très vite nous comprirent vers quoi nous chargions : au milieu des esclaves et des rats de basse essence se dressait deux créatures malsaines : la première le poil gris luisant dans l’obscurité appuyée contre un bâton surmonté d’une pierre d’un autre monde et à ses côtés la seconde, un rat plus grand encore, au poil noir des lames courbées dans chaque main. Les rats grouillants et puants qui nous entouraient, sentaient ce que nous préparions. Couinements et mugissements répondaient à notre tentative d’assassinat, leurs armes ne pouvant arrêter notre avancée. Un cri de victoire s’éleva de nos rangs. Couvert par le tonnerre, il ne fut jamais entendu : un éclair vert venait de nous frapper.

    ***

    • Sorcellerie grommela un pèlerin.

    La femme tendit la main devant lui, Le chevalier me fixait toujours.

    • Sans doute un sorcier ou un techno-mage, souffla-t-elle à son intention. Il acquiesce, elle m’intime de poursuivre.

    ***

    • Alors que je me relevais, essuyant mes yeux je distinguais à peine les hommes et les chevaux qui m’accompagnaient jusque là. Les plus proches de mon corps brisé étaient en sang, certains ne bougeaient plus. La poussière soulevée par la foudre m’empêchait de trouver Vendel, tout autour de moi les bruits du combat m’encerclaient. Je sifflais pour que mon cheval me rejoigne me défendant de toute part mon bouclier à chaque contre perdant un peu plus de son intégrité, ma lame à chaque coup se retrouvant dépossédée d’une part de sa force. Alors je vis Vendel d’or[url=#sdfootnote2sym]2[/url] et de sable[url=#sdfootnote3sym]3[/url] affrontant seul, isolé Le Rat de jais. Son épée était démunie face à la danse des lames que lui imposait son adversaire. Débordé et déjà blessé il faiblissait mais ne reculait pas. Alors le seigneur de guerre Skaven lui trancha la cuisse le faisant choir au sol. Sa deuxième arme plongea, Vendel tenta de parer le coup, il ne put que le dévier, son bras gauche reçu la lame, empalé au sol. En réponse pas de cri, pas de larme juste de la sueur et un flot de sang contrastant avec la lumière qui émanait de l’épée de Vendel qu’il venait de faire de faire gouter à la chair du Rats Noir. Transpercée L’ignoble créature se replia sur elle-même dans un bruit inhumain. Ses séides mirent du temps à réaliser la défaite de leur meneur, lorsqu’ils en prirent conscience ils se ruèrent sur Vendel leurs lances en avant. Derrière moi je perçu un bruit de galop, sous mes yeux des râles d’agonie. M’accrochant au premier je pu faire taire les seconds.

    ***
    Mon récit s’arrêtait là. Après quelques instants le chevalier du graal se leva pour aller se poster aux côtés de Vendel. Le pèlerin à ma gauche lança :

    • Notre seigneur veillera sur ton compagnon cette nuit, peut-être qu’au levé du jour il chevauchera son cheval l’épée à la main.

    À ma droite La dame m’invita au repos.

    • Demain nous atteindrons la chapelle il faudra préparer les défenses, me confia-t-elle sans plus d’explications en regardant les colonnes de fumée qui s’élevaient à l’horizon.

    À l’aube Vendel n’était toujours pas réveillé, le chevalier du graal n’avait pas bougé. Le camp fut levé et avant même la mi-journée nous avons atteint la chapelle du graal autrefois abandonnée, aujourd’hui fortifiée. La forêt semblait avoir fait une avancée dans la plaine étirant son domaine et ses racines au-delà des menhirs gravés de runes pour s’emparer des pierres du saint lieu. Une majorité de paysans quelques pèlerins et beaucoup de chevaliers s’y étaient réunis. Ils avaient, nécessité oblige, dressés des pieux, creusés des fossés, taillés des piques. Extrayant les ressources dont ils avaient besoin de la forêt d’Athel Loren. Ils n’auraient pas dû pensais-je, ces bois ne sont pas les nôtres, ces arbres n’étaient pas destinés à être abattus. Rapidement notre troupe prit ses quartiers avec le reste des hommes déjà sur place. Les paysans étaient regroupés autour de l’édifice les pèlerins à l’intérieur tandis que les chevaliers dressaient un cordon tout autour des tentes villageoises. Toute la journée fut passée à échanger des nouvelles, à préparer notre survie. Le chevalier du graal ayant interdit aux pèlerins qui le suivaient d’entailler les arbres, seuls certains errants usaient encore des haches pour tenter de finir d’ériger la palissade supposée nous garder des Skavens. Elle faisait piètre allure, irrégulière, incomplète il suffirait de 30 rats des clans un peu gras pour la faire s’écrouler. Lorsque la nuit vint Vendel fut placé au cœur de l’édifice, ses bandages avaient été changés par le chevalier du graal, je veillai sur mon ancien compagnon toute la nuit durant. La dame de guerre quant à elle montait la garde avec d’autres errants pendant que le seigneur de lumière s’assis adossé au mur portant le vitrail central dans l’axe de la chapelle, impassible.




    Alors peu avant l’aube nous les avons entendus. Grouillant dans les collines alentours ils ne mirent pas longtemps à se faire voir après s’être fait entendre. Ils approchaient, tout est allé très vite, trop même. Hérald avait à peine eu le temps de lever son cul qu’ils nous chargèrent. Ils n’adoptèrent aucune formation ne t’entèrent même pas de prendre le temps d’installer leur machinerie infernale, étonnant… Mais plus préoccupant, alors qu’on pouvait distinguer les pupilles vermeilles de nos adversaires, le chevalier du graal n’était toujours pas sur ses deux jambes. Entouré des paysans craintifs au cœur de la chapelle il n’avait pas bougé depuis la veille au soir, je ne comprenais pas, je n’avais pas le temps de comprendre après lui avoir hurlé que nous aurions besoin de lui je l’abandonnais me postant à l’extérieur aux côtés de la dame, elle prit le commandement, nous nous serions autour d’elle. « Ces vermines sont faibles » clama-t-elle « soyez forts ! » nous reçûmes le premier choc avec aisance.

    C’est alors qu’il me serra. Il me serre toujours quand il est dans le besoin, quand la mort rode. Sa poigne était tremblante mais puissante, il ne me lâcherait pas. J’étais tout ce qui lui restait. D’un mouvement maitrisé il me libère éclatante, la femme à nos côtés somme aux errants d’être prêt. Le mien l’était, me tenant d’abord en retrait il me poussa en avant rassasiant ma faim il me faisait ouvrir leur chaire répugnante mais du sang reste du sang et je n’en ai jamais assez. Il se plie sur lui-même embrasse le sol, son poing effleure l’herbe, moi aussi, puis il me tire, tendant son bras en l’air, ma trajectoire est parfaite une jambe, un bras, une tête ces monstres ne se relèveraient pas. Mais à l’attaque cède la défense, le gout de la chaire cède sa place à celui du fer. Il a besoin de protection, mon seigneur, et son bouclier vert ne suffit plus. Je pars, je bloque, il esquive et se fend j’entaille un flanc, je savoure, il me retire brusquement, dommage.

    • Ta jambe, prévint la femme

    Il la retire, un dard de métal se fiche au sol là où elle se trouvait quelques secondes plus tôt. Il me brandit à nouveau, à la face de ses ennemis très vite en quelques mouvements je ne fais plus qu’un avec leurs corps, ils hurlent, je jubile. La quêteuse reprend de plus belle :

    • Baisse-toi !

    Réceptif et rapide il se courbe et s’appuie sur moi fichée au sol. Son regard croise les membres des nuisibles qui venaient d’être abattus. Cette dame était puissante, sa voix claire : il n’entendait plus qu’elle et il faisait bien. Mais malgré la femme, malgré la maitrise de mon bel errant, les Skavens étaient toujours là à gratter nos vies, je me sentais faiblir. Lui aussi alors il doutait, ses mouvements étaient plus lents, son esprit moins vif. Il bloque du bouclier voit une ouverture : des crocs, des dents il hésite… Je fends l’air, j’ouvre une plaie mais trop tard une lame s’abat sur son bras il hurle. Son membre toujours entier se retire m’emportant avec lui loin des grouillants. Il lâche son écu serre sa blessure par réflexe, une lame vient à sa rencontre instinctivement je pars, m’effrite, la lame entaille son épaule, il survivra s’il bouge. Mais je le sens au creux de sa main sa force s’en est allée il ne bougera pas.


    • On se replie !

    Il est tiré en arrière par la dame lui offrant une chance de combattre encore, la vie n’est plus une option, il me tient toujours, je traine au sol. Il réalise alors : autour de lui gisent des rats, des pèlerins, des corps, Hérald une jambe perdue et la vie en moins. Il ne souhaite pas y voir le sien, il regarde la femme et l’entend dire :

    • À l’intérieur tous ! Ces vermines sont trop nombreuses.

    Les jambes de mon maitre le poussent à mettre de la distance entre lui et les morts.
    Alors que mes compagnons fermaient la porte derrière moi l’un d’eux annonçât :

    • Ils ont un rat ogre

    Tout le monde se figea. Je titubais, lançant un regard à Vendel il semblait aller mieux, peut-être était-ce parce que j’étais au plus mal. Les paysans étaient terrifiés et ils avaient raison nous n’étions plus qu’une poignée avec notre capitaine essoufflée. C’est alors que derrière moi la porte cédait, « déjà » pensais-je, je vis alors des regards se saisir d’effroi je n’osais me retourner. La porte éclata et avec elle une voix :

    • Je tiendrai la porte ! Pour la dame tenez vos vies !

    Le chevalier du graal s’élevait, magnifique comme le disait Hérald. Alors que tout le monde reculait, lui avançait irradiant la salle de son ire, sa lame, ses yeux, sa foi il brulait tout entier de l’intérieur. Une nuée de vermines passa sous l’arche de l’entrée et au fil de l’épée du chevalier. Seul, d’un mouvement il imposait sa loi dans la demeure de sa Dame, par la porte aucun rat ne passerait. Alors des grattements au-dessus de nos têtes nous alertèrent, mes yeux durent se détacher du parangon de lumière, des hommes se faisaient écraser. Vitraux, tuiles et poutres brisées nous tombaient dessus et à leur suite les skavens couinant de plaisir, le combat s’engagea à nouveau.

    Dans sa main une force nouvelle et entre ses doigts je jubile, je vole, je tranche il ne craint plus la mort et je l’apporte à ceux qui s’opposent à lui. Ils apprennent à me fuir, je tranche de l’air. Les morts s’accumulent imperceptiblement, il se rapproche de sa capitaine, il fait bien. Les bruits du combat résonnent dans la chapelle et traversent mon corps. Je nourri cette mélodie faisant naître de nouvelles notes à chaque coup. Les cris de fureur des vivants et les hurlements d’horreur des morts se mêlent. Je donne vie à ce chant, l’arrachant à leur porteur au fil de mes ébats. Tout autour de moi le vacarme est présent, mon errant est sourd aux appels de sa dame il n’entend et ne vois plus que la mort et là-bas je sens la passion d’une de mes sœurs. Elle vibre de toute son âme entre les mains d’un seigneur de lumière elle est ce que je ne serais jamais indestructible bénie parmi les lames bénies, dans cet océan de noirceur elle brille d’un éclat qui n’est pas de ce monde. Face à elle se dresse une montagne d’horreur.

    Un grognement retenti le rat ogre tentait de passer par la porte, je tremble. Le paladin ne dit rien et fait parler son corps, son épée, quelle éloquence. Il tranche avec justesse, pourfend avidement, esquive avec fulgurance mais le monstre ne meurt pas. De notre côté nous sommes en cercle entre survivants, je ne vois pas Vendel. Autour de moi mes frères luttent épaule contre épaule les paysans prennent les armes des morts et se battent aussi, il n’y a plus rien à espérer. Les uns tombent les autres tuent. Nous tranchons et toujours il en revient. À ma droite un homme se bat maladroitement et meurt en trébuchant sur les dalles irrégulières, à ma gauche un pèlerin est emporté par les vermines, au loin le paladin fait s’abattre sa lame sur le coup du rat ogre, la monstruosité s’effondre, le chevalier est encerclé. Épaule contre épaule avec ma dame nous gagnons nos affrontements elle ne dit plus rien mais ce n’est plus nécessaire. Bientôt dos contre dos nous tentons de rejoindre le chevalier du graal. Des coups de feu retentissent. Ma lame s’abat avec fureur, ma dame se bat avec ferveur tournoyant sur nous-même, avançant toujours. Un ouragan d’acier se dresse entre nous et nos adversaires. Nous arrachons du corps de ces rats puants chaque centimètre qui nous permettrait de rejoindre le seul homme capable de nous offrir la victoire. Des coups de feu encore… « Comme si cela ne suffisait pas » pensais-je « maintenant les Jezzails se sont postés sur la colline et dans leurs viseurs… » Je comprends avec effroi je tente de me retourner mais mes yeux n’avaient pas encore eu accès à la porte qu’un bruit sourd retenti, couvrant tout le reste, faisant gémir la chapelle, je le sens : la lumière s’en est allée. Mon regard finit par tomber sur le chevalier du graal, son corps au sol, troué, sa lame s’est tue. Profitant du silence un océan brunâtre s’engouffre dans l’édifice. À cela les pèlerins fanatiques répondent par une charge sauvage leur dieu vient de tomber ils étaient devenus plus fou qu’ils ne l’étaient déjà. Je tremble, lance trois mots :

    • Il faut fuir !

    Pas de réponse. Je recule mon dos rencontre l’absence de ma dame. Je tente de me retourner, encore. Je la vois courbant l’échine, percée d’une lance, des rats se jettent sur elle. De rage j’envoie à leur rencontre mon épée.

    Encore quelques gorgées de sang et me voilà dressée entre les tranchoirs adverses et mon chevalier. Je pars un premier coup, je ne peux que modifier la trajectoire du second, le troisième trop violent me brise. Dans les secondes qui suivirent l’acier côtoyait les entrailles de mon porteur.

    Une douleur transperce mon épaule je ne peux plus faire face, ma cuisse s’est ouverte je ne sais pas comment. Le souffle court j’essaye d’interposer mon corps en haillon entre celui de ma capitaine et les Skavens. Un pèlerin me bouscule se ruant sur les rats, je tombe à genoux incapable de me relever. Je serre les dents et hurle :

    • Soyez maudits !

    La confusion règne mais lorsqu’une volée de flèches fait irruption dans la pièce tuant aussi bien hommes que rats elle cède sa couronne au chaos. Des elfes sylvains sautèrent à l’intérieur de l’édifice descendant des arbres, se hissant des buissons. Investissant la chapelle avec une grâce meurtrière ils affrontèrent tous ceux qui s’opposèrent à eux, rats, chevaliers, pèlerins, paysans, progressant irrésistiblement entre les affrontements et les cadavres. Plusieurs elfes finirent par arriver à ma hauteur l’un m’écarte pendant que d’autres soulevèrent le corps de ma dame. Par réflexe ma main se tend et agrippe le bras d’un des ravisseurs, je tire pour me relever et fulmine.

    • N’espère par partir avec elle fée !!

    Il ne me regarde même pas, la seconde qui suit mes paroles je perds ma main et m’effondre en hurlant. Le visage au sol, ce qu’il me reste de mon bras en feu je ne peux que contempler les pèlerins se faire transpercer par des danseurs de guerre venus récupérer le cadavre de leur dieu chevalier du graal. Derrière eux dans l’embrasure de la porte se dresse un chevalier d’or et de sable le bras ballant.
    [url=#sdfootnote1anc]1[/url] Le sinople en héraldique correspond à la couleur verte
    [url=#sdfootnote2anc]2[/url] L’or en héraldique correspond à la couleur jaune
    [url=#sdfootnote3anc]3[/url] Le sable en héraldique correspond à la couleur noire
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    Re: Finale concours nouvelles Frewind

    Message par Gorkin le Lun 26 Déc - 14:26

    Paul provost doit me renvoyer son histoire dans le bon format j'ouvrirais les votes quand il y aura la sienne en attendant vous pouvez commencer à lire
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    Re: Finale concours nouvelles Frewind

    Message par Gorkin le Lun 26 Déc - 15:03

    Benjire :




    Avez-vous déjà entendu parlé du père Nogel les enfants ? Non ? C'est une légende bien connue des gosses de l'Empire pourtant... Enfin, une légende... En me voyant, vous comprenez bien que les légendes ont toujours un fond de vérité... Mais laissez-moi vous raconter. Certaines personnes dans l'Empire, comme vos parents, se croient supérieurs aux puissances de la ruine, que ces dernières ne peuvent pas les atteindre. Vous avez eu de la chance de naître dans une famille si puissante, c'est vrai, mais personne n'est à l'abri, comme vous pouvez le voir... Chaque Mondstille, lorsque la neige recouvre l'Empire, mon maître, le père Nogel, est assez puissant pour venir dans ce monde. Connaissez-vous les vents de magie les enfants ? Non plus ? Mais qu'est-ce que vos parents peuvent bien vous apprendre ? Sachez juste qu'ils sont très instables, TROP instables, pour une créature aussi puissante que mon maître... Seule la journée la plus courte de l'année permet aux vents d'être assez puissants pour le laisser passer. J'imagine que vos parents ne vous ont pas non plus enseigné quoi que ce soit sur les puissances de la ruine... Mon maître, le père Nogel, est le gardien des secrets le plus doué que Slaanesh, le prince des désirs, ai jamais vu. Il se délecte de l'innocence des enfants, il la souille jusqu'à créer ce qu'il appelle ses lutins, dont je fais parti... Vous ne vous souvenez pas de moi n'est-ce pas ? Vous n'aviez que 3 et 6 ans lorsque j'ai disparu, c'est compréhensible... On m'appelait Karl, j'étais le fils aîné d'un soldat de la garde rapprochée de votre père, nous avions pour habitude de jouer ici même... Un soir de Mondstille, quelque chose est entré dans ma chambre, quelque chose d'horrible. Alors que je me cachais sous ma couette, elle s'est infiltré, et à la lumière des chandelles, je l'ai vu. Une créature cornue aux dents acérées et à la langue de serpent interminable, une horreur vivante, jamais je n'avais vu plus terrifiant, du sang rouge vif sur tout le corps, des yeux violets monstrueux, des restes de fourrure blanche attachées à son cou et à sa ceinture, mais entièrement nu, jamais je n'avais été aussi fasciné par quelque chose. Il m'a prit à mes parents et m'a transformé en ce que vous voyez aujourd'hui. Oh n'ayez pas peur, il souille l'âme des enfants de deux façons, la terreur ou le désir. Je fais parti des chanceux à avoir connu le désir. Pendant 6 ans je suis resté dans sa dimension, renonçant un peu plus à mon humanité à chaque instant. J'ai prié au début, j'ai voulu mourir, alors qu'il me souillait, aussi bien physiquement que moralement, mais au final, être une créature de Slaanesh est très plaisant vous verrez. Vous vous demandez pourquoi nous faisons ça ? Eh bien c'est simple, le maître a faim, une faim insatiable de mort et de désir. Et vous, les enfants, êtes les êtres les plus purs que nous pouvons trouver, votre transformation n'en est que meilleure. Oooh, ne soyez pas triste pour vos parents, le père Nogel les récompense toujours pour leur don... Oh ! Vous pensiez qu'il n'y était pour rien là dedans ? Désolé, j'ai tendance à trop parler... Mais grâce à vous, ils vont connaître les plaisirs du prince, s'ils savaient... Quoi qu'il en soit, nous devons partir, le maître arrivera bientôt, il a promis de me sacrifier ce soir, pendant un instant je ne ferai qu'un avec lui, ses pinces arrachant mes organes un à un, mon sang coulera sur son gigantesque corps, le plaisir ultime m'attend ! Ne me regardez pas comme ça ! Vous comprendrez quand vous le verrez, au premier regard votre seul désir sera de le servir, de le voir, ne serait-ce qu'un instant. Allons dépêchons ! Vous avez de la chance, j'ai parlé de vous au maître, vous allez devenir ses favoris, comme je l'ai été avant vous ! Vous ne connaîtrez pas autant la terreur que les autres, mais les plaisirs de Slaanesh seront votre... Plus vite, nous devons atteindre le m... MAÎTRE ! Je ne vous attendais pas ! Quel plaisir de vous voir si tôt ! Voici vos nouveaux lutins, vous voyez les enfants, je vous avait dit qu'il était fascinant ! Les enfants ? Quel effet maître ! Il sont subjugués ! Allons nous passer au rituel dès maintenant ? Je suis si pressé ! Je vous suis mon maître ! C'est le meilleur Mondstille que l'on ai fait ! Presque la moitié de la ville a reçu les faveurs du prince des plaisirs ! Ce n'est qu'une question de temps avant qu'elle ne devienne notre bastion ! J'aurais aimé assister à cela, mais l'honneur que vous me faites maître... Je serai avec vous pour toujours ! Allez-y maître, pitié ! ~Ce sont sur ces mots que Karl le lutin disparu, accomplissant le rituel dont il désirait tant être le sujet... Et vous les enfants, êtes-vous prêt à rencontrer le père Nogel ? ~
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    Re: Finale concours nouvelles Frewind

    Message par Gorkin le Lun 26 Déc - 16:10

    Paul Provost : Partie 1


    En 2500, le Haut Roi Thorgrim le Rancunier décide d'envoyer une une expédition de Brise-Fer pour aider Belegar Marteau de Fer, La route est longue, jusqu'à Karak aux Huits Pics et elle est semée d'ambuches. Guddi Heggersnerv chef de l'expédition désigné par Thorgrim, décide de passer par l'Ungdrin et mène ses soldats jusqu'à Barag Dawazbag en térritoire Nain, ou il fait halte. L'expédition monte son dernier camp avant d'entrer en térritoire ennemi. La bière coule à flots, et un groupe de soldats s'installe autour du feu de camp qu'ils venaient d'ériger.
    " Snorri ! Amène la petite soeur !
    - Tout de suite Thorek. Mais ne bois pas trop, demain on passe en territoire ennemi !
    - T'inquiète pas ! Nous sommes les meilleurs guerriers du monde avec à notre tête, le meilleur guerrier d'entre nous ! dit-il d'un air enjoué
    - Mph, notre chef lui même ne semble pas serein. Ce n'est pas bon signe... lui dit Snorri
    - Le meilleur guerrier ? s'étonna un autre nain "
    Thorek prit une autre grosse gorgée de bière Bugman
    " Ah, faut toujours tout leurs expliquer aux nouveaux ! Tu fais parti de la fière légion de sa majesté le Haut-Roi Thorgrim le rancunnier commandée par nulle autre que Guddi Heggersnerv la fureur des Braves !
    - Tu ne m'apprends rien Thorek ! Je n'ai pas voulu intégrer le meilleur corps de Brise-Fer sans savoir dans quoi je me lançais.
    - Je vois ça ! Tu ne connais même pas notre chef !
    - Thorek ! Je te rappel que les commandants Brises-Fer ne sont pas très connus même au sein des Brise-Fer eux mêmes. lui fit remarquer Snorri
    - Mouais...
    - Comment a t-il obtenu un tel titre ? demanda le nouveau
    - Mon pt'it, tu trouveras jamais quelqun qui déteste autant les peaux-vertes que notre chef. alors qu'il avait 21 ans, son frère Morgrim lui aussi Brise-Fer dans la légion du Haut-Roi a été tué lors d'une embuscade dans l'Ungdrin entre Zhufbar et Karaz a Karak. Son frère lui léga son armure dans l'espoir qu'il prenne la relève dans la lutte contre les peaux-vertes. Son père le seigneur de Zhufbar avait lui même perdu son oeil contre les peaux-vertes, alors avec tout ça, tu comprends un peu mieux pourquoi notre chef les déteste autant.
    - Oui mais pourquoi on l'appelle '' La fureur des Braves ".
    - Laisse parler Thorek le nouveau, il n'aime pas être intérrompu. lui dit Snorri
    - J'y viens l'nouveau. Alors qu'il avait 23 ans, et que l'immonde Grom le chef de guerre Goblin saccageait les tombes de nos ancêtres, Guddi se sachant trop jeune pour combattre, endossa l'armure de son frère et se cacha derrière le masque des Brises-Fer. Ca permit d'entrer discrètement dans la légion de Brise-Fer du Roi qui résidait à Zhufbar dans le Karak de son père avant de partir combattre Grom. Personne ne l'avait vu, mais ce ne fut nul autre que le Haut-Roi lui même qui l'avait reconnu.
    - Il l'a reconnu ? ''
    Thorek lui jeta un regard noir qui fit ravaler sa question au nouveau.
    " Lors de la bataille de la Porte de Fer, Thorgrim et sa garde de martelier avait été encerclé par Grom et ses nabots. Guddi, brisa les rangs de son unité pour porter secours au Haut Roi. Il fonca dans le dos des soldats de Grom dans un assaut suicide, armé de 5 charges explosives. Les explosions firent prendre l'avantage aux marteliers, et Guddi survécu. Néanmoins, son masque avait été détruis révélant son visage. Derrière les lignes ennemis, Grom entra dans une rage incommensurable et se jura de prendre la tête de celui qui lui ota une victoire facile. Cette pourriture fonça sur Guddi qui venait à peine de se relever. Guddi malgré son jeune age et bien qu'il fusse sévèrement blessé, réussit à contenir les attaques du chef de guerre. Ce dernier le frappait sans cesse, mais rien ne peut percer le bouclier d'un Brise-Fer. Guddi contra le chef de guerre et lui planta sa hache dans l'épaule. S'il avait été plus vieux, il l'aurait certainement tué. Ce lâche de Grom appella ses sous-fifres à l'aide pour couvrir sa fuite. Ceci démoralisa les Gobelins et fit fuir son armée affaiblie mais pas vaincu, et qui fut donc repoussée vers l'Empire.
    - Tu en parles comme si tu y étais, tu l'as vu faire ? lui lança le nouveau
    - J'y étais, je suis bien plus agé que notre chef, mais nul dans cet armée ne mérite plus de respect que lui.
    - Pourquoi as-tu dis que le Haut-Roi l'avait reconnu ? Il fait parti de sa famille ? ''
    Tous les nains se regardèrent d'un air complice. Et ils éclatèrent de rire comme si le nouveau leur avait fait une bonne blague. Le nouveau prit un air renfrogné, et commença a grommeler comme aurait pu le faire toute longue barbe bien qu'il n'en ai pas eu l'age.
    " Hey l'nouveau ! lui fit Thorek. Tu connais l'histoire du Nain qu'est tombé dans la bière Bugman quand il était petit ?
    - Tu te fous de ma gueule ou quoi, je suis pas un gamin à qui tu peux raconter n'importe quelle connerie ! "
    Snorri prit la parole alors que Thorek commençait à se rouler par terre de rire.
    " Alors que notre chef n'avait que trois ans, Thorgrim offrit à sa famille en voyage à Karaz A Karak plusieurs tonneaux de bière Bugman. Guddi, pendant un repas, prit la hache de son père, et ouvrit le tonneau devant le Haut Roi, et se jeta dedans. On dit que Thorgrim lui même fut impréssionné de voir un nain si jeune terminer un tonneau de bière.
    - Notre chef s'est gavé d'un tonneau de bière offerte par le Roi alors qu'il n'avait que 3 ans ?
    - C'est ce qu'on dit, c'est pour ça que Thorgrim notre Roi, connait notre chef.
    - C'est certainement pour ça que tu me respectes Thorek, je dois être le seul ici qui boit autant que toi ! " fit une nouvelle voix venu de derrière ce dernier.
    Tous regardèrent ce nain bien plus robuste que les autres et au visage découvert. Il avait les cheveux et la barbe chatain et les yeux verts. Sa barbe était parsemée de d'anneaux formant ainsi 5 branches. Deux plus courtes de part et d'autre de sa tête. Et trois grandes au centre. Il regardait les trois nains avec un grand sourire et une chope à la main. Le nouveau mit un genou à terre en signe de respect.
    '' Tu ferais mieux d'en prendre de la graine Thorek ! Le nouveau sait ce qu'il faut faire en présence de son chef ! ''
    Thorek et Guddi éclatèrent de rire alors que le nouveau était toujours à genoux.
    " Pas de ça chez moi mon gaillard. Obéis aux ordres et tu resteras en vie pour boire de la bière ! Fais le contraire et je suis pas sûr que l'on retrouvera quoi que ce soit de ton cadavre ! Allez les gars, reposez vous, demain va être le début d'un long voyage ".
    Guddi aimait savoir que ses soldats s'amusaient le soir. Il aimait fréquenter ses hommes comme Bugman l'illustre brasseur de bière, l'avait fait avec lui avant la bataille de la Porte de Fer. Néanmoins, il était inquiet, les peaux vertes infestent les terres entre ici et Karak aux Huits Pics. Sans parler des Skavens qui infestent les salles inférieurs de la cité. Il faudra être discret et faire aussi vite que possible...



    Le lendemain.


    Les 1500 Brise-Fer et les 500 Rangers qui les avaient rejoind le matin même s'étaient engagés dans l'Ungdrin. Les rangers étaient équipés léger. Chacun d'eux possédait une arbalète ou une arquebuse, une hache qu'ils maniaient à deux mains et deux haches de lancer. Ils n'avaient pas une armure aussi imposante que les Brises-Fer, mais celle-ci pouvait largement dévié n'importe quel coup asséné par un ennemi. Ils étaient les tirailleurs ainsi que pour certains, les eclaireurs de cette expédition. C'etait aussi eux qui s'occupaient du transport de provisions.
    Tous les Brises-Fer possédaient une armure de Gromril qui les recouvrait des pieds à la tête. Tous possédaient un masque cachant leur visage. Tous sauf leur chef. Guddi, arborait fièrement son casque à cornes, orné de la rune majeur d'inflexibilité et d'un rubis poli. Ce casque lui avait été offert par le Haut-Roi lui même pour le dédommager de la perte de son masque et pour le remercier de lui avoir sauvé la vie, lorsque'il l'intégra dans la légion de Brise-Fer royale après la bataille de la Porte de Fer. Son armure était en tout point similaire à celle de ses soldats, mais elle était couleur or et à ceci prêt qu'une cape bleue et au contour en fourure noire y était accrochée. Son gantelet droit était orné d'un rubis immense sur le dos de sa main, et de plusieurs plus petits au niveau de son poignet faisant le tour de ce dernier.
    Guddi portaient aussi le bouclier de Gromril que lui avait légué son frère Morgrim. Ce même bouclier qui lui vait permis de survivre aux attaques de Grom 80 années plus tôt. Ce bouclier était bleu et la tête d'un dragon couleur or y avait été peinte. Il était armé d'une hache à une main, dans laquelle était incrusté une rune majeur d'Alaric le Fou. Sa hache était ornée de dorures, son manche était en cuir et sur sa lame était représenté un dragon. On aurait dit que de la gueule du dragon sortait la lame comme si cette dernière avait remplacé le feu originel.
    L'air était lourd, les rires et les chants de la veille avaient laissé place à un silence digne des cortèges des Chevalier de Mors de Luccini. Les Brises-Fer étaient reconnus pour leur sang froid et pour leur stoïcisme. Mais l'Ungdrin est un endroit dangereux même pour les ces soldats d'élites. Guddi le sait bien, les peaux-vertes et les skavens se sont appropriés les lieux et ont même continué de creuser les galeries. Mais ils ne sont pas le seul danger parcourant ces lieux.
    Il leur faudra dix jours pour atteindre Karak au Huit Pics. C'etait sa perte qui annonçait le déclin du Karaz Ankor, l'Empire des Nains. Les Gobelins de la nuit, les Orques et les Skavens s'étaient alliés pour venir à bout des Nains. Bien qu'ils s'entretuent encore aujourd'hui pour la prise de chaque salle, l'expédition de Belegar leur a rappelé que les Nains étaient encore une menace même pour eux. La discretion est de mise, ils ne viendraient pas en aide à Belegar si la moitié d'entre eux étaient tués où s'ils étaient poursuivis par toutes les tribus peaux-vertes des Terres Arides. Guddi savaient que le chemin ne seraient sans doutes pas sans danger, c'est pour celà qu'il avait appelé les Rangers à lui venir en aide. Ils sont certainement les plus rapides et les plus discret des nains, les chances d'être pris en embuscade dans ces couloirs sont nombreuses. Les skavens, même menés par Queek Coupe-Têtes, n'hésiteront pas à attaquer les Nains par surprise. Skarsnik quant à lui est réputé pour ces coups en traitres et ses machinations les plus fourbes les uns que les autres.
    La journée fut calme, les peaux-vertes se seraient tenus à distance des terres naines. C'etait une bonne chose, en tout cas, c'est ce que pensaient les guerriers. Mais Guddi restait attentif, et il continuait d'envoyer ses éclaireurs sonder les galeries.
    Les soldats se regroupaient et formaient des petits groupe comme à leur habitude. Mais ce soir les soldats restèrent silencieux, et aucun chant ne se fit entendre. L'atmosphère était tendue, et les tours de gardes furent doublés. Guddi n'aimait pas cette idée. Il savait que la fatigue empêcherait ses soldats de se battre, mais il savait aussi qu'une embuscade pourrait leur être fatale. Les Gobelins et les Skavens attaquent vite et par centaines. Un raid de nuit alors que les Nains sont endormis signeraient leur arrêt de mort. Le col du chien fou a été un massacre et Duregar s'est fait prendre en plein jour. Mais pas cette fois, Guddi s'étaient juré que lui et ses hommes reprendront Karak aux Huit Pics.
    Six jours plus tard
    Depuis trois jours, les éclaireurs faisaient des rapports à propos de galeries plus petites, plus grossières que l'aurait été les mines naines. La troupe savait que les gobelins, ou les skavens n'etaient pas loin. Ils creusent toujours plus profond dans la pierre. Les gobelins aiment la chasse au Squigs et ces malades sont toujours en quête de champignons ou de cavernes où pourraient résider les Squigs. Les Skavens eux, nul ne sait pourquoi ils creusent autant, ce sont des rats, donc ils creusent. Guddi se souvenait qu'il en avait parler à Thorgrim, ce dernier sait que les Skavens sont une menace pour tous, et que leurs tunnels pourraient peut être même atteindre les Humains de l'Empire ou de Bretonnie. Thorgrim les avait prévenu, mais les hommes ne semblent pas comprendre la gravité de la situation.
    Ils étaient dans l'une des grandes allées de l'Ungdrin. Il y'avait un pont bouché par des pierres, sûrement tombées lors des grands cataclysmes d'après la guerre de la vengeance. Le couloir était gigantesque, plusieurs mètres de haut et des colonnes de chaque coté du pont. En face d'eux se tenaient deux statues gigantesques, signe de la grande ingéniosité des Nains. Chacune des statues tenait une hache, ils étaient en armure, les mêmes que les Marteliers du Haut Roi. Sous ces statues se tenaient deux grands braseros. Le fait qu'ils soient encore allumés n'etait pas bon signe. On pouvait y voir les outrages typiques Orques déposant leurs excrémants afin de créer une idole en l'honneur de leur dieux belliqueux. Juste avant ces statues, un trou formant deux petites collines. Au bout, cette allée se divisait en deux branches, une sur la gauche et une autre sur la droite.
    Guddi était dans ses pensées lorsqu'un éclaireur venu du passage à droite vint l'alerter.
    " Général ! Général ! "
    Guddi mit ses soldats en formation de combat. Les 2000 soldats se préparèrent. Un mur de bouclier se dressa pour protéger les rangers prêt à tirer.
    " Qu'est-ce que c'est mon gars ?
    - Une horde gobeline est en mouvement, 2 à 3000 d'entre eux et des Squigs à leur tête en ordre de bataille. A trois kilomètres devant nous. Ils ne se dirigent pas vers nous et ne semblent pas nous avoir repéré. Ils sont partis vers Karak aux Huits Pics, ils prennaient une galerie gobeline, je pense qu'ils montent une attaque contre autre chose, peut être contre les forces de Belegar.
    - Merci Azumgi (camarades) ! Donnez à cet homme une bière, montez le camp et attendons qu'ils passent. Trouvez moi un volontaire pour prévenir Belegar, d'ici 3 jours nous serons arrivés. "
    - Général ! Ne devrions-nous pas nous presser pour aider nos frères et le Seigneur Belegar ?! fit le messager.
    - Ne prennons pas de risques solats. Tenez vous sur vos gardes. Skarsnik est réputé pour ses embuscades et ses coups en traitre. Cette horde peut cacher un piège plus grand. Nous leurs courons après et nous tombons dans l'un des pièges de se perfide Gobelin. Je jure par ma barbe que nous aiderons Belegar, et nous ne l'aiderons pas en mourrant tous dans une embuscade. "
    Guddi mourrait d'envie de répandre la mort chez ces immondes créatures qui lui avaient tant pris. Sa hache lui brulait la main, comme si le seul moyen de calmer cette brulure fusse de la plonger dans le sang des gobelins. Cependant, il devait garder son calme, il le savait, il ne pouvait pas mettre ses soldats en danger.
    '' Général ! " cria un ranger
    " Que se passe t-il soldat ?! " répondit Guddi.
    Un ranger s'approcha et murmura à l'oreille de Guddi.
    " Nous sommes observés, regardez au pied de la statue a gauche ".
    Guddi jeta un rapide coup d'oeil, au loin, à peine visible, une forme étrange se tenait en retrait, fixant l'armée de ses yeux rouges depuis l'ombre. Les mains, s'il était possible d'appeler cela des mains, s'appuyaient sur la pierre l'obligeant à se pencher pour voir. Il était bien à 300 Mètres et ne semblait pas s'apercevoir que l'on parlait de lui. Guddi reconnut cet ennemi qu'il avait rencontré aussi souvent que les gobelins dans les dédales de l'Ungdrin et des mines entre Karaz A Karak et Karak Hirn. Ils sont nombreux sous la capitale Naine à attendre une ouverture pour poignarder ce qui reste de la race Naine dans le coeur. Il était bien trop loin pour être abattu même avec une arbalète de facture naine. Et le bruit d'un coup de feu pourrait alerter tout les terriers skavens entre ici et Karaz a Karak.
    Guddi gardait son calme, comme à son habitude, il était impossible de faire quoi que ce soit. Ils étaient vu. Et il allait falloir que la légion se presse s'ils ne voulaient pas faire face à toutes les atrocités entre ici et Karak au Huits Pics.
    Un second éclaireur revint par la gauche et fit fuir le skaven. Il ne l'avait pas remarqué. Plus rapide qu'une ombre, il s'était caché dans l'obscurité. Le nain n'y pouvait rien, les skavens sont maitres dans l'art de la discretion et la fuite. Mais tout d'un coup il se stoppa net comme s'il avait entendu quelque chose.
    " LES SKAVENS ET LES GOBELINS SONT ICI ! AUX ARMES ! AUX ARMES " cria t-il
    Guddi fit avancer sa formation pour couvrir ses arrières. L'éclaireur était au pied d'une légère pente. Les Brise-Fer coururent, Guddi à leur tête faisant un mouvement du bras et se placèrent en haut de la petite colline, les rangers derrièrent eux, légèrement plus haut
    " Qu'as tu vu soldat ?! lança Guddi l'éclaireur à peine arrivé.
    " Les skavens Général ! Les skavens et les Gobelins sont ici ! Ils sont en ordre de bataille prêt à en découdre, ils vont se battre entre eux ! Environ 3000 Skavens dont des vermines au pelage noir en armure, mené par un général au pelage blanc. et 3000 Gobelins de la nuit dont bon nombre sont montés sur des Squigs.
    - Les vermines de chocs... Leur chef a quoi ressemblait-il ?
    - Un général, en armure et portant une lance et un bouclier, criant ses ordres depuis l'arrière.
    - Ce n'est pas un prophète gris, leur présence explique celle de la horde gobeline. Ce doit être des subordonnés cherchant à monter en grade. se dit-il
    SOLDATS ! MAINTENEZ LA POSITION ! L'ENNEMI EST PROCHE ! LAISSONS LES S'ENTRETUER UN PEU ! PREPARER VOS ARMES ! CE JOUR MARQUE LE DEBUT DE LA REPRISE DE KARAK AUX HUIT PICS ! "
    Tous ses soldats lui répondirent ! Personne n'entamant son chant de mort ! Les nains étaient confiants, ils attendirent que l'ennemi vienne à eux. Une heure plus tard. Guddi fit avancer son armée par le passage à gauche, celui qui menait vers Karak aux Huit Pics. La bataille faisait rage. Les deux camps s'étaient entrechoqués. Les deux infanteries étaient au coudes à coudes, aucun des deux camps ne semblaient vouloir lacher le morceau. Les rats géants et les esclaves avaient été envoyés au carnage, on pouvait distinguer nombre de cadavres de rats sans poils au sol, criblé de flèches. Les archers gobelins continuaient de tirer alors que de l'autre coté, les jezails et les lance feu faisaient des ravages parmis les rangs ennemis. Les lanciers skavens, en relative phalange grimpaient sur les corps, sautaient sur les ennemis, griffant et mordant les épéistes gobelins déchirant les fourures, perçant la chair faisant couler le sang par litres alors que les fanatiques armés de leurs boulets tournoyaient brisant les rangs et les os. Certains fanatiques gobelins s'envolaient à cause de la pente pour retomber sur un groupe de skavens qui terminaient écrasés, enfoncé de plusieurs centimètres dans le sol. Alors qu'ils étaient déjà percés de nombreuses de flèches. La pluie de flèches ne s'intérrompait pas, elles étaient empoisonnées, ceux qui ne mourraient pas sur le coup, le faisaient dans d'atroces souffrances, les poings fermés, la gorge recrachant tout ce qui était à l'intérieur du corps. De l'autre coté, les skavens tentaient d'assassiner ces archers grâce à leur Jezzails, cachés derrière leurs boucliers et utilisant leurs fusils à lunettes à balles de Malepierre. Les lances-feu quand à eux répendaient la mort parmis les gobelins et même parmis leur propre rang. Ils éssayaient de détruire les rangs arrière de l'infanterie gobeline, mais leur faible précision couplée à le pluie de flèches les obligeant à baisser la tête n'arrangeait pas les choses.
    Les infanteries d'élites étaient elles aussi aux prises l'une contre l'autre. La bataille avait été longue et difficile pour les skavens, les vermines de chocs elles mêmes étaient envoyées au front pour stopper les Squigs trouant les lignes Skavens. Les chevaucheurs de squigs sautaient partout, tuant plusieurs soldats gobelins et skavens à chaque bond. Les vermines de chocs faisaient environ 1mètre80 pour la plupart, d'autre étaient plus grand. Ils étaient facilement repérable de ce fait, mais aussi parcequ'ils taillaient en pièce les gobelins par dizaines. Pourtant, même cette garde d'élite perdait de nombreux soldats. Certains étaient mangés tout entier par des Squigs, le cavalier riant et mangeant des champignons sortis de son chapeau en même temps, d'autres étaient tués par les flèches empoisonnés ou écrasés par les boulets des fanatiques. L'un des soldats de choc, sortit de la mélée pour mettre une baffe à une porteur de feu qui lui avait crammé les poils. Le lance feu implorant tout en rampant loin de lui. Un autre, fut projeté plusieurs metrès au dessus de la mélée par un fanatique et tomba au pied du général Skaven.
    Ce dernier ne semblait pas inquiet de l'issus de la bataille. En effet, plusieurs de ses soldats s'étaient infiltré par les cotés jusqu'aux archers gobelins qui fuyaient de peur d'un contact au corps à corps. " Vite-Vite. Maintenant-Maintenant " Couinait t-il
    Une unités de vermines encapuchonée et armées de plusieurs dagues venus de l'ombre coupèrent le retraite des archers gobelins. Ces derniers reprirent courage sous l'influence de leur chef de guerre criant à plein poumons
    " Quoi ?! K'est qi foutent là eux ?! Alé zy les ga, ça fé plus de truc à tué ! " vociféra t-il
    Ils sortirent tous des champignons de leurs chapeaux et le mangèrent. Une partie des archers fonça face aux assassins et aux guerriers des clans ayant fait le débordement. Pendant ce temps, les archers du centre continuaient de tirer, et l'un des flèches eu plus d'effet que prévu. Elle dérégla l'appareil d'un Lanceur de feu. Sa citerne le projeta comme un boulet de canon au milieu de la mélée et le fit exploser.
    Le chef Gobelin criait ses ordres en sautillant, content de son affaire. Il portait un casque et une plaque de fer couvrait sa bouche. Il mangea un champignon et fonça sur les assassins, avec ses deux épées empoisonées. Il décapita deux assassins en un mouvement ce qui fit hésiter l'unité skaven. Les assassins lui infligeait plusieurs blessures mais il était inarrétable, frappant dans tous les sens, riant a pleine gorge et baffant quelques gobelins pour les obliger à se battre.
    Guddi était impréssionné, les gobelins de la nuit ne se repliait pas comme c'était leur habitude, il leur en fallait moins que ça généralement. Les nains prennaient plaisir à voir ce carnage. Ils étaient de l'autre coté de la salle, et personne ne semblait les remarquer tous autant fanatisé d'un coté que de l'autre. De même, Guddi avait entendu parler de ce clan skaven avec cet emblême spécifique, ce clan de Karak au Huit Pic. Il savait qu'ils utilisaient plusieurs tactiques et qu'ils ne se contentait pas que d'une seule manière de combattre. Ils utilisaient toutes les ressources à leur dispostion, magie, science, soldats en très grands nombres, monstruosités ou soldats d'élites. Ils sont réputés pour leur polyvalence et leur unité est très rares chez les Skavens. Ils se battent pour leur clan bien plus que ne le ferait n'importe quel Skaven d'ordinaire. Ceci expliquait peut-être la durée du combat malgré les choses qui auraient suffit à faire fuire une armée gobeline ou Skaven habituellement.
    Le chef de guerre Gobelin couru à travers l'unité d'assassins. Pris de folie, personne ne savait ce qu'il faisait, et les skavens semblaient désorientés. En bas de la colline, un Squig mangeait un skaven. Le chef sauta dessus et le Squig bondit un peu partout sur le champ de bataille finissant par faire tomber le Chef de guerre devant le général Skaven lui même renversé et sans garde du corps. Le Squig continua et s'attaqua aux Jezzaï pour le plus grand plaisir des gobelins. Les deux commandants se firent face, le combat était inévitable et chacun savait que cela mettrait fin à la bataille.
    Le combat s'engagea. Le gobelin sauta sur le Skaven, ce dernier le repoussa d'un coup de bouclier le faisant voler plusieurs mètre plus loin. Le gobelin ota son chapeau et mangea deux autre champignons. Avec un cri de dégénéré, il fonça à nouveau sur le skaven, ce dernier n'avait qu'une lance et un bouclier, il n'était pas en mesure de combattre comodément face à un adversaire aussi rapide. Il lança son arme sur le gobelin qui la prit dans l'épaule sans s'arréter bien qu'elle fusse plus grande que lui. Le chef Skaven tira son épée mais trop tard, le gobelin lui entailla l'épaule et le museau avec que ce dernier ne le repoussa encore une fois. Le gobelin se mit à rire une nouvelle fois. Un rire de démence, ses lames étaient empoisonnées et même complètement fou, il s'en souvenait. Le chef Skaven comprit son erreur, il commençait à tressallir et lacha son bouclier. Le chef gobelin lui fonça dessus une nouvelle fois lui planta ses deux lames dans le torse. Le skaven, bien trop bléssé ne pouvait plus rien faire. C'est ce que croyait le gobelin, mais ce dernier ressenti beaucoup de difficulté à respirer. Le chef Skaven lui avait planté son épée dans la gorge ce qui le fit se raidir et une vermine de choc s'approcha, grimpant doucement la colline, il regarda le chef de Guerre à genoux, toujours riant mais incapable de se mouvoir. La vermine le regarda une dernière fois et le décapita d'un coup sec. Il se rua sur les effets du général Skaven mais avant même qu'il n'ait pu prendre la moindre pièce d'armure. Un skaven plus imposant, plus grand en armure rouge avec un casque à crête avec de nombreuses piques, il était armé d'un piolet et d'une épée ressemblant à un cimeterre mais avec des dents juste après la garde en dessous. Un bouclier dans le dos et une armature en bois au dessus. Sur ces armatures se tenaient des crânes et des mains.
    Guddi sût qui il était.
    " Queek Coupe-Tête ! "
    Guddi décida que c'etait le meilleur moment pour attaquer. Il fit sonner la charge,
    " BRISES-FER ! N'UTILISEZ PAS VOS CHARGES ! PROTEGEZ LES RANGERS ! RENVOYEZ MOI CES CREATURES IMONDES DANS LES ABYSSES ! "
    Guddi fonça ses Brises-Fer et les rangers derrières lui. Les armées Skavens et Gobelines, déjà fortement amoindries se retournèrent ensembles alors que Queek Coupe-Tête décapitait la vermine de choc trop imprudente et trop emballée. Guddi était toujours époustouflé, Queek tenait ses soldats en respect même lorsque tout était perdu d'avance. Pour les gobelins, s'étaient sûrement les champignons qui les tenaient en forme. Les arbalètriers et les arquebusiers étaient en position. Ils harcelèrent les lignes ennemis, décimant les rangs skavens et les rangs gobelins avant que le moindre d'entre eux ne puissent atteindre Guddi un peu plus avancé, ou les Brises-Fer formant un mur de bouclier et poussant leur cri de guerre à l'unissons pour impréssionner leurs ennemis.
    "KAZUK ! KAZUK ! KAZUK ! KAZUK ! "
    Queek ne s'attendait pas à un tel retournement de situation. Il regarda la bataille et entreprit de s'enfuir. Mais Guddi l'interpella :
    " QUEEK COUPE-TÊTES ! VIENS DONC CHERCHER LA MIENNE ! JE TE PROVOQUE EN DUEL ! OU ALORS ES-TU TROP FAIBLE POUR T'EN PRENDRE A UN NAIN QUI N'EST PAS BLESSE ?! TU AS PEUT-ÊTRE TUE KRUG MAIN DE FER ! MAIS C'EST LA, LE DERNIER NAIN QUE TU TUERAS TANT QUE JE SERAIS EN VIE ! JE SUIS GUDDI HEGGERSNERV FUREUR DES BRAVES ! VIENS DONC GOUTER A MA HACHE ET L'ABREUVER DE TON SANG ?! "
    Guddi avait laissé éclaté la haine qu'il contenait depuis tant de temps. Les Skavens devenaient officiellement son nouvel ennemi. Il voulait qu'il vienne à lui et mettre fin à sa domination sur Karak aux Huit Pics.
    La bataille se suspendit, plus personne ne tirait, plus personne n'avançait, plus personne ne bougeait, tous étaient tournés vers Queek. Les gobelins eux mêmes attendaient sa réponse. Queek vit tout le monde le regarder, il n'était pas censé être ici, il surveillait simplement l'un de ses subordonnés.
    Queek regardait Guddi et d'une voix stridente il dit :
    " J'ACCEPTE TON DEFI-DEFI CHOSE-NAINE : MAIS PAS AUJOURD'HUI " et il disparut dans les ténèbres.
    Il ne restait que qu'une centaine de Skavens survivants. La bataille était un massacre et les derniers rescapés essayaient de fuir mais Guddi les laissa s'en tirer. Queek avait déjà fuit et il réprendrait partour la nouvelle de la légion naine le battant à plate couture. Il avait l'espoir que ceux-ci répandent la rumeur que pour une fois, Queek, lui qui aimait tant provoquer les généraux en duel, en avait refusé un face à un Nain.
    '' POUR LE KARAZ ANKOR ! "
    - KAZUUUUUUUUUUUUUUUK !
    Les Nains étaient victorieux, plus de 5000 créatures ont été massacrées ce jour là, et aucune perte coté nain. C'etait une bonne journée dans l'ensemble, mais Guddi avait provoqué Queek Coupe-Tête, et il tentera de se venger assurément. Il leur faudra encore deux jours pour atteindre Karak aux Huit Pics. Leur coeur était à la fête, mais Guddi ne le permit pas, les Skavens et les gobelins sont toujours nombreux, c'est une lourde défaite qui sera vite compensée, ces monstres pullulent dans les montagnes du bord du Monde et en particulier à Karak aux Huits Pics. Si tous les Gobelins et les Orques de la région venait à attaquer, les soldats de Guddi ne feraient pas long feu malgré leur bravoure, les peaux vertes seraient trop nombreuses, et ils parviendraient à battre les Brises Fer à l'usure.
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    Gorkin
    Jeune Barbe

    Re: Finale concours nouvelles Frewind

    Message par Gorkin le Lun 26 Déc - 16:12

    2/2



    8ème jour :


    Le Septième jour avait été calme et Karak aux Huits Pics étaient dorénavant à quelques heures de marche. Cependant, nombre de Gobelins assiégaient la cité. Chaque jour, les nains de Belegar devaient se battre pour la moindre salle du Karak. Skarsnik devait être dans les parages, attendant Guddi, prêt à le prendre en embuscade. Guddi devait choisir par ou entrer. La porte Est était condamnée depuis la bataille du même nom, ou les forces de Duregar furent prises en embuscade par le chef de guerre Gobelin. La porte Sud était certainement occupée par les Orques, c'était trop dangereux, ce serait se jeter dans la gueule du loup. Skarsnik en profiterait pour les attaquer dans le dos avec ses gobelins alors que la légion ferait face à des hordes d'orques des montagnes. La porte Ouest était certainement la pire décision. Il était impossible de passer par L'Ungdrin et cela obligerait la légion a passé par les plaines des Terres Arides, ces terres infestées de tribus orques sauvages, ce qui signerait l'arrêt de cette quête.
    Il ne restait donc que la porte Nord, elle était accessible par l'Ungdrin, le problème étant la concentration de Gobelins de la Nuit et de Skavens dans les sous sols de Karak aux Huit Pics. Nul ne sait combien de Skavens se terrent là dessous. Et il en va de même des gobelins. Ces deux races se répandent comme un cancer, infestant tout.
    La légion s'approchait, lentement, elle arrivait en face de la porte Nord. Tout était noir, les braseros n'étaient plus allumés et il n'y avait aucune trace des gobelins, aucune éfigie de Gork ou Mork. Par contre, des fumées rendues vertes par une lumière cadavérique laissait présager la présence de Skavens. L'entrée ne laissait apparaitre aucune défense. Mais il y avait des traces de combats, du sang sur les murs, des os ici et la, des pilliers couvert de griffures. Karak aux huits Pics est un labyrinthe comme peut l'être Ungdrin, mais ici c'est un dédale composé de plusieurs pièces plus ou moins grande. Guddi fit adopter une nouvelle formation à ses soldats, désormais, les Brises-Fer se tenait tout autour des rangers formant un bloc impénétrable à toute sorte d'embuscades. Les Rangers étaient placés au centre, ils avaient sortis leurs haches de lancé. Une dans chaque main, ils étaient prêt à les lancer à tout moment par dessus les brises fer, dans la masse que formerait leurs opposants. Les Nains étaient arrivés. Ils avaient le choix désormais, passer par la porte menant à l'interieur du Karak, ou sortir devant la forteresse. Guddi choisit la relative sécurité des profondeurs.
    Une odeur noséabonde se dégageait des tunnels. Guddi ouvrait la marche, il se tenait droit. Le bouclier levé, il s'était placé devant le mur de bouclier comme à son habitude. C'etait un geste de défi à ses adversaires, mais aussi, un moyen pour lui de redonner courage à ses hommes le voyant de loin grâce à son casque à corne. Guddi vit que le chemin se séparait de nouveau en deux. Il lui fallait monter et avancer en direction de l'est ou se terrait Belegar et ses hommes. Il était donc en plein territoire ennemi, skaven ou Gobelin, il ne saurait le dire, certainement une zone de combat à la vue des nombreux ossement ici et là. C'etait très probablement un territoire Skaven, il y'avait beaucoup de traces de griffures et les galeries ressemblaient à des boyaux. Guddi était obligé de faire monter sa troupe car le deuxième chemin était inondé. Il monta en premier, doucement, la pièce était sombre, s'était un hall avec de nombreux piliers qui s'étendait sur plusieurs centaines de mètres. Guddi grogna, cherchant dans l'ombre la moindre de trace d'un ennemi. Il s'avança suivit de ses hommes. Ils étaient arrivés dans la Rue principale de la ville souterraine. Guddi se rendit compte qu'il était au beau milieu d'un carrefour et fit avancer ses 2000 Soldats dans le carrefour. Les Brises-Fer tenait chaque rue tandis qu'une poignée d'entre eux gardait le tunnel de l'Ungdrin. Aucun n'ennemi n'était apparu, mais Guddi défendait sa position. Il avait dit à ses hommes au début du voyage de toujours être en mesure de sécuriser tous les flancs. Les Brises-Fer bien que nombreux dans ces ruelles, avaient éxécuté les ordres à la lettre établissant des murs de boucliers prévenant toute embuscade.
    C'est alors qu'une horde de gobelins de la nuits et de fanatiques fondirent dans une cacophonie de rire déments et cris strident, sur Guddi et ses hommes protégeant l'allée centrale. Le mur de bouclier fut fortement bousculé, les fanatiques et leurs boulets ne furent tout de même pas en mesure d'atteindre les lignes, les rangers étaient prêt et ils lancèrent leurs haches, stoppant une grande partie de l'avancée gobeline avant même que celle-ci ne touche les Brises-Fer. Guddi se battait avec rage, sa lame avait soif, et il se devait de faire couler le sang. Il repoussa plusieurs gobelins avec son boucliers, le coup leur brisant les os dans un craquement qui fit fremire les autres peaux-vertes. Guddi se recula et joignit le mur de bouclier lui ayant laissé une place de manière ordonnée. Un autre gobelin qui s'était un peu trop avancé le laissant seul face à Guddi se prit un coup de hache dans le crâne ce qui finit de faire reculer la première vague gobeline.
    " QUATRIEME LIGNE UTILISEZ VOS CHARGES ! " Guddi était un expert de ce genre de combat. Il avait passé les 3/4 de sa vie dans le labyrinthe. Les escarmouches en petit périmètre le connaissait. Les rangers ainsi que la puissance du mur de bouclier avait repoussé suffisament les ennemis pour permettre à une partie des Brises-Fer de lancer leurs charges explosives. La première ligne ne bougeait pas alors que le feu léchait leurs armures et leur visage et que les gobelins était pulvériser et broyer en morceau par les explosions. Nombres d'entre eux prirent feu, courant à travers les lignes et propageant le feu aux chapeaux des autres fanatiques.
    Un rire dément se fit entendre en écho. " Alé zy les gars ! C qdé nabo ! ". Tout d'un coup, des dizaines de gobelins s'attaquèrent aux murs de boucliers des allées gauches et droites. Il était quasiment impossible de les contenir, mais les nains tinrent bon, les Brises-Fer étaient l'élite de leur race et les Squigs se brisèrent face à cette forteresse imprennable, les Rangers qui utilisé leurs haches de lancé sortirent leur arbalète ou leur arquebuse. Un déluge de carreaux s'abattit dans les lignes gobelines. Guddi était joyeux, ses lignes tenaient bons et aucun nain n'était mort encore. Il pensait que celà découragerait les Gobelins et les pousserait à fuir. Ils reculèrent n'arrivant pas à passer cette forteresse. Skarsnik s'avança face à Guddi, ils n'étaient qu'à quelques mètres l'un de l'autre. Il était accompagné de Gobba, son fidèle Squig, le plus gros que Guddi n'avait jamais vu.
    " Toa là ! Cé ta dernière chanss ! Rend toi où on vous crève tous !
    - Ah Ah ! Qu'est-ce qu'il y'a Skarsnik ?! Tu te fatigues déjà ?! Viens donc goûter à ma Hache pourriture !
    - Boa, tan pi pour vou ! "
    Skarsnik souffla dans son cor de guerre, et on entendit un grondement. Les gobelins avaient fait appel à des créatures monstrueuses, des trolls, et des araignées de guerre ! Ils allaient foncer sur les Nains ! Guddi savait quels dommages ils pouvaient faire. Même leur armure de Gromril ne protègerait pas complètement les Nains d'un coup de massue troll. Les Araignées étaient nombreuses, plus petites que les Squigs certes, mais avec une carapace plus dûre que la peau de n'importe lequel de ces derniers. Leurs crochets empoisonnés ne passeraient certainement pas à travers leur armure, mais les rangers eux se feraient tailler en pièce si elles arrivaient jusqu'à eux.
    " RANGERS ! CONCENTREZ VOS TIRS SUR LES TROLLS ! BRISES-FER ! UTILISEZ VOS CHARGES DES QUE POSSIBLE ! TENEZ LES A DISTANCE ! "
    Les trolls et les araignées foncèrent sur les Nains. Les rangers éxécutaient les ordres de Guddi, les trolls ne devaient pas atteindre les Nains ! Les trolls étaient percés de traits, leurs yeux éblouis par les traits des arquebuses. Les rangers savaient ou viser, ils visaient les yeux pour les obliger à reculer. Skarsnik avait envoyé une vingtaine de troll sur chaque mur, mais ils étaient stoppés par les traits et les explosions. Les charges des brises fer leur brulaient la peau et les renversaient. Guddi frappait sur son bouclier en signe de défi ! Les trolls ne passeraient pas, et les araignées encore moins, elles étaient balayées par les explosion. Les Nains étaient de retour ! Et le Karaz Ankor sera restauré !
    " KAZUUUUUUUK ! KAZUUUUUUUUUUUK ! " Criait Guddi !
    Un troll s'avança jusqu'à lui. Il leva son gourdin prêt à l'écraser. Guddi lui fonça dessus, il évita la massue, et planta sa hache dans le genou du troll ce qui le fit s'affaisser. Guddi frappa de son bouclier dans le main gauche troll, la main tenant le gourdin et on entendit un craquement effroyable, le troll hurla de douleur tout en s'éffondrant face contre terre, Guddi abattit sa hache dans son crâne ce qui l'acheva. Guddi se retourna, sortit ses charges explosives et les jeta sur Skarsnik dans l'espoir d'abattre ce chef de guerre et mettre fin au siège de Karak aux Huits Pics. Skarsnik s'enfuit, il ne s'attendait pas à une telle puissance de feu venant de si peu de Nains. Presque aucun troll n'avait réussit à atteindre les murs de bouclier, ceux qui y étaient arrivés furent criblé de coups de haches et ne purent pas asséner le moindre coup. Guddi connaissait les stratégies de Skarsnik et ses soldats étaient expérimentés, ils avaient tous passé au moins 40 ans dans les dédales de l'Ungdrin, ils étaient les soldats les plus expérimentés de l'armée de Thorgrim, même les marteliers de Haut-Roi n'auraient pas pu rivaliser avec eux. Les rangers connaissaient leur métier, ils se battaient pour récupérer les anciens Karak des Nains, et ils avaient déjà affronté nombre de gobelins et de trolls dans les cavernes des anciens halls nains.
    Les gobelins étaient en déroute. Tout d'un coup, une grande lumière se fit de l'autre coté de la Rue. Les Nains de Belegar faisaient une percée, ils avaient vû les soldats de Guddi se battre et étaient partis chercher leur chef. Belegar et Guddi tenait Skarsnik sur deux fronts, pour une fois c'était lui le piégé. Belegar mena ses troupes au corps à corps, il ne voulait pas que Skarsnik s'enfuit, mais il restait introuvable, peut être avait-il été tué. Guddi ne pouvait pas laisser passer cette chance, il prit le risque de faire avancer ses soldats dans la rue menant à Belegar, la formation restait la même à ceci prêt que tous les Brises Fer ne protégeaient désormais que l'avant ou l'arrière, les batiments nains les protégéant de toute attaque sur les flancs. Skarsnik était piégé et il le savait. Guddi apperçu Gobba et le Chef de Guerre à ses cotés. Skarsnik prit une ta gauche dans une rue perpendiculaire à celle des forces de Belegar et celles de Guddi qui allaient se rejoindre, ce n'était qu'une question de Gobelins taillés en pièces par les Brises-Fer. Skarsnik se tourna brusquement, il s'arréta et regarda se guerrier qui l'avait défié. Guddi tuait les gobelins a la hache et broyait leur os au bouclier. Il ne s'arrétait pas, le mur de bouclier le suivait, il était impénétrable, la coordination des nains lié à leur robustesse et à leurs armures lourdes faisaient d'eux une machine inarrétable et roulant sur les corps de leurs ennemis. Skarsnik se mit à rire une nouvelle fois, les Nains étaient tombé dans son piège et il aurait la joie de tuer Belegar en ce jour. Skarsnik avait posté des archers dans toute la rue et sur les toits, c'était un réel champ de tir et les nains était tous regroupés au même endroit. Guddi comprit ce que Skarsnik tentait de faire. Il fit s'arréter ses hommes, il lui fallait repartir par là ou était venu Belegar, ils étaient trop exposés. Mais l'arrière Garde Naine était attaquée, Skarsnik y avait envoyé ses soldats pour ralentir leur progréssion, il voulait garder les nains aussi longtemps que possible dans son champ de tir. Guddi devait protéger ses rangers, ils ne pouvaient pas rester et les laisser mourir sous une pluie de flèche. Guddi ordonna à une partie de ses hommes de protéger la rue ou se trouvait Skarsnik. Il interpella Belegar !
    " Seigneur ! Nous ne pouvons pas rester ici ! Il nous faut fuir, repartons par là ou vous êtes arrivés !
    - Ce perfide Skarsnik nous a encore tendu un piège ! Il faut protéger vos rangers, faites les venir ! Vite ! Vite ! " lui répondit-il
    Guddi fit venir ses rangers et les fit entrer dans le hall par lequel Belegar était arrivé. Nombre d'entre eux étaient restés prêt à couvrir la retraite des Brises-Fer de l'arrière garde qui les avait protégé un peu plus tôt. Mais c'est alors qu'une explosion se fit entendre. Dans la même rue que Skarsnik, les Skavens avaient fait exploser le sol, Guddi et Belegar se retrouvèrent entre les Gobelins et les Skavens. Ces derniers foncèrent sur l'arrière non protégée des Nains. Nombres d'esclaves fonçaient sur eux. Une partie des Brises Fer qui protégéaient le front contre Skarsnik se retournèrent pour protéger la deuxième rue. Les Soldats de Belegar quant à eux gardaient l'accès qui menait à Skarsnik, si ces Nains tombaient, les forces de Guddi seraient coupés en deux et l'arrière garde Brise-Fer serait massacrée.
    Skarsnik ne s'attendait pas à voir les Skavens, il savait que Queek et ce dernier venait certainement se venger de l'humiliation qu'il avait subit avait été défié personnellement par Guddi.
    Guddi rejoignit ses Brises-Fer coté Skavens tandis que Belegar rejoignit ses forces du coté Gobelin. L'arrière garde reculait lentement, en effet, les attaques incéssantes des gobelins les ralentissaient, les Fanatiques eux mêmes se jetaient sur les murs avec leurs boulets tuant plusieurs Nains à chaque fois. avant d'être abattu d'un coup de hache ou de bouclier bien placé. Il y'avait désormais environ 500 Brises Fer sur chaque front. Il fallait tenir ces trois ruelles ét attendre que l'arrière garde atteigne le carrefour.
    '' BRISES-FER ! UTILISEZ VOS CHARGES ! " Hurla Guddi.
    Les hordes d'esclaves étaient regroupées, c'etait le meilleur moment, c'était le meilleur moyen de gagner du temps. Les esclaves moururent dans d'atroces souffrances, ils étaient brulés vifs ou oblitérés par les explosions des charges. Les Skavens ne s'en prirent pas qu'aux Nains, ils arriverent sur l'arrière garde des Gobelins attaquand l'arrière garde Brise-Fer. Ces soldats s'en rendirent compte, ils en profitèrent pour creuser la distance. Une fois que de l'espace fut mis entre les Nains et les gobelins, ils jettèrent leurs charges explosives, pour gagner du temps. Ils se retournèrent et coururent vers le carrefour. Les nains étaient presques tirés d'affaire. Mais Queek était arrivé, les esclaves n'était qu'un moyen pour lui de faire gaspiller leur charges aux Nains. Suivit de ses rats Ogres il se jetta sur Guddi. Une dizaine de Rat Orgre s'abattit sur le Mur de bouclier et Guddi fut projeté loin en avant de ses hommes. Queek bondit et tenta de frapper Guddi au cou. Mais Guddi était un vieux guerrier, et il se défendit avec son bouclier juste à temps.
    " Defi accepté accepté ! lui dit Queek d'une voix grinçante
    - Tu te montres enfin laches ?! Vient donc tâter de ma hache ! Je vais te faire payer pour tous tes affronts ! "
    Queek était équipé de son Perce-Nain, et son cimeterre. Son armure rouge étaient éclairés par les flammes, on aurait dit un Seigneur du chaos venu mettre fin à toute éxistence sur Terre.
    Les rats ogres heurtèrent le mur de bouclier faisant voler les Nains plusieurs mètres plus loin ou les broyant sous leur puissantes musculature. Les Brises-Fer étaient nombreux, mais ces imondices avaient de facheuses tendances à refuser la mort. Ils étaient couvert de coutures, certain d'entre eux avaient des têtes humaines gréffées à leurs corps. D'autres avaient des bras griffus en plus. Une vision cauchemardesque se présentait aux Nains. Mais l'arrivée de l'arrière Garde permit de supporter le choc. Les gobelins ne poursuivaient plus les Nains, ils étaient trop occupés avec les Skavens derrière eux.
    Guddi savait que ses hommes ne pourraient pas tenir, il lui fallait trouver un moyen de gagner du temps, mais Queek l'empêchait de réfléchir. Ce dernier se rua sur lui, le martelant de coups pour le faire flancher. Avec son Perce Nain, il accrocha le bouclier de Guddi et lui ouvrit sa garde, Guddi utilisa l'élan donné par ce coup pour rouler en arrière.
    " ARRETE DE FUIR CHOSE NAINE " Hurla Queek.
    Guddi se releva et se jeta en avant, infligeant un coup de tête qui fit chanceler Queek, Guddi avait repris l'avantage, il lui donna un coup de bouclier pour le faire baisser sa garde, et lui donna un coup de hache sur la main qui tenait son cimeterre, Queek hurla de douleur mais celà ne lui suffisait pas. Les Nains devaient fuir mais s'ils reculaient, ils se feraient massacrés en essayant. Guddi voyait bien que ces hommes ne pouvaient plus tenir face aux gobelins ni face aux rats ogres. Il se tourna vers ses hommes. Il était trop en avant de la mélée. Il ne pouvait pas les rejoindre. Il était encerclé. La marée Skaven n'attendait que l'ordre de Queek pour le massacrer. Les Vermines de chocs le regardaient faire face à leur chef. Ils étaient prêt à intervenir, mais Queek ne voulait pas faire appel à eux, il savait que celà serait considéré comme un signe de faiblesse.
    " Cette Chose-Naine est à moi ! " siffla t-il
    Belegar commençait à faire reculer ses hommes, les gobelins continuaient de leur tirer dessus mais l'arrivée des Brise-Fer de l'arrière Garde lui avait permis de creuser l'écart avec les Gobelins qui ne voulaient plus se frotter à cette garde d'élite.
    Voyant ses hommes ne pouvant reculer et protégeant la rue, Guddi se devait de faire survivre ses hommes pour reprendre Karak aux Huits Pics. Il se jeta sur Queek, lui donna un coup de hache lui faisant perdre son cimeterre. Et lui jeta son bouclier au visage. Queek tomba à terre. Guddi sortit deux charges explosives. Les Brise-Fer virent ce qu'il avait l'intention de faire. Nombre d'entre eux. tentèrent d'avancer mais les rats ogres étaient trop massifs, on distinguait à peine Guddi derrière eux. Belegar tenta de se tailler un chemin jusqu'à Guddi, mais les rats Ogres lui barraient la route, de son bouclier il stoppa un coup qui aurait tué n'importe quel autre Nain. Il ne pouvait pas venir en aide au Général au Casque à Corne, il devait sauver ces hommes.
    " FUYEZ ! FUYEZ ! JE ME CHARGE D'EUX ! " Cria Guddi
    Les Brise-Fer reculèrent, ils étaient désormais tous dans la même rue, seul Guddi était au milieu des ennemis. Les Skavens et les gobelins commencèrent à se battre mais continuaient de retenir les Nains, ils continuait de foncer sur les Brise-Fer reculant peu à peu vers la sortie sous les ordres de Belegar. Les Brise-Fer perdaient trop de soldats, chaque mètre parcouru avait un prix.
    " UTILISEZ VOS DERNIERES CHARGES ! NE VOUS INQUIETEZ PAS POUR MOI ! " Hurlait Guddi
    Les Brise-Fer hésitèrent, mais ils savaient ce qu'ils avaient à faire et à contre-coeur ils utilisèrent leurs dernières charges explosives ce qui fragilisa les batiments et les pilliers porteurs de la voute.
    Guddi sauta dans le dos d'un rat Ogre
    " KAZUUUUK ! "
    Il lui planta sa hache dans le crâne, ça ne suffisait pas à le tuer, mais Guddi était là ou il le voulait. Il lança ses charges contre les pilliers, ce qui les fit s'écrouler sur la horde de monstruosités. Les batiments alentours emportés par la chûte de roches suivirent dans le même élan, Guddi sauta sa hache à la main. Il voulait en finir avec Queek, s'assurer de sa mort. Il n'était plus là, Guddi sentit une grande douleur dans l'épaule qui le fit hurler et il tomba à genoux.
    Queek était passé derrière lui et avait planté le Perce-Nain dans son épaule. Queek ramassa son cimeterre et se dirigea près de Guddi.
    " Defi relevé-relevé chose-Naine ! " lui dit-il en pointant le bout de sa lame vers Guddi.
    Ce dernier regarde son ennemi droit dans les yeux, il regardait son destin en face, il avait sauvé ses hommes. Queek leva sa lame et l'abattit sur Guddi, mais ce dernier dans un dernier sursaut bloqua la lame avec ses gantelets, il dévia le coup et le plaqua au sol, Queek surpris et bléssé tenta de s'enfuir, Mais Guddi l'en empêchait, il le roua de coups de poing, à moitié assis sur son adversaire, il laissait parler sa rage. Guddi posa son casque, et voulu s'en servir pour porter le dernier coup à Queek il leva la main mais Guddi ne put terminer son geste. Une main géante lui retint son geste. Le Rat-Ogre qu'il avait attaqué plus tôt n'en avait pas finis avec Guddi. Le Rat-Ogre tentait de broyer les bras de Guddi, et finit par l'envoyer dans le batiment d'à coté. La caverne continuait de s'écrouler et Queek saisit sa chance, il s'enfuit laissant le Rat-Ogre se vider de son son sang au milieu de la rue.
    Queek se souviendra de cette Chose-Naine qui avait faillit le tuer ce jour là. C'etait Guddi Heggersnerv la fureur des Braves...


    A suivre...




    Histoire écrite par Paul Provost, pour Frewind Lore Warhammer.
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    Gorkin
    Jeune Barbe

    Re: Finale concours nouvelles Frewind

    Message par Gorkin le Mar 27 Déc - 18:38

    Paul Provost est donc le grand gagnant bravo à lui Smile

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    Re: Finale concours nouvelles Frewind

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Ven 24 Nov - 19:40